Henri I*', mort à Saint-Jean-d'Angely le 5 mars
3. Jacqnette de Montberon, veuve d'Andrë de Bourdeille, frère aîné de Brantôme.
de Faage de quarante ans, et très- belle, six ou sepr^/ des gens de sa terre des plus riches, et qui s'estoyecx# retirez en son chasteau de Mathas * près elle. Elle le» luy refusa tout à trac , et que jamais elle ne trahiroit ny ne livreroit ces pauvres gens, qui s'estoyent allez couvrir et sauver soubs sa foy. Il luy manda pour la dernière fois que, si elle ne les luy envoyoit, qu'il luy apprendroit de luy obéyr. Elle luy fit respoDse (car j'estois avec elle pour l'assister) que, puisqu'il ne sçavoit obéir, qu'elle trouvoit fort estrange de vouloir faire obéir les autres, et lorsqu'il auroit obéy à son roy, elle luy obéiroit : au reste que, pour toules ses menaces , elle ne craignoit ny son canon ny son siège, et qu'elle estoit descendue de la comtesse de Montfort, de laquelle les siens avoyent hérité de celte place, et elle et tout et de son courage; et qu'elle estoit résolue de la garder si bien qu'il ne la prendroit point; et qu'elle feroit autant parler là d'elle léans que son ayeule, ladite comtesse, avoit fait dans Ann^ bon. M. le Prince songea longtemps sur cette response, et temporisa quelques jours sans la plus menacer. Pourtant s'il ne fust mort il l'eust assiégée; mais elle s'estoit bien préparée de cœur, de résolution, d'hommes et de tout, pour le bien recevoir; et croy qu'il y eust receu de la honte.
Machiavel, en son livre De la guerre* ^ raconte que j Catherine, comtesse de Furly, fut assiégée dans sadite place par César Borgia, assisté de l'armée de