Hugh Spenser. Voyez Frobsart, liv. II, ch. m et suîy
4. Jean de Hainault. Edouard II fut assassiné le 21 septenbn <
uel elle délivra entre les mains de ceux avec les- ;ls il luy convint finir ses jours; ainsi qu'à ellesme il luy en prit, qui, pour traitter l'amour avec
seigneur de Mortemer, fut par son fils confinée
un chasteau à finir ses jours ^ Cest elle qui a Ué aux Anglois sujet de quereller à tort la France. is voilà une mauvaise reconnoissance pourtant, grande ingratitude de fils, qui, oubliant un grand ^nfait'y traitta ainsi sa mère pour un si petit forfait. tit Fappellè-je , puisqu'il est naturel , et que mal ément, ayant pratiqué les gens de guerre, et 'elle s'estoit tant accoustumée à garçoqner avec X parmy les armées et tentes et pavillons , falloit en qu'elle garçonnast aussi' entre les courtines, )mme cela se voit souvent.
le m'en rapporte à nostre reine Léonor, duchesse e Guyenne, qui accompagna le roy son mary outre toeten la guerre sainte. Pour pratiquer si souvent i gendarmerie et soudardaille, elle se laissa fort aller
son honneur, jusqu'à là qu'elle eût à faire avec les ïrrasins; dont pour ce le roy la répudia; ce qui oas oousta bien. Pensez qu'elle voulut esprouver si îs bons compagnons estoyent aussi braves chamions à couvert comme en pleine campagne, et que, ^ible, son humeur estoit d'aymer les gens vailnts, et qu'une vaillance attire l'autre, ainsi que la
1. Elle moarut en 1358 au château de Rlsing, après vingt-huit s de captivité. Ce fut comme petit-fils de Philippe le Bel que a fils Edouard III réclama la couronne de France ù l'avènement Philippe de Valois.
!. Les éditions portent : Elle ne pouvait contenir qu'elle ne •çoonast aussi.
vertu ; car jamais celuy ne dit mal qui dist que la vertu ressemblôit le foudre qui perce tout.
Geste royne Léonor ne fut pas la seule qui accompagna en cette guerre sainte le roy son mary. Mais avant elle^ et avec elle et après, plusieiu^s autrfô princesses et grandes dames avec leurs marys se croisèrent, mais non leurs jambes, qu'elles ouvrirent et eslargirent à bon escient, si qu'aucunes y demeurèrent, et les autres en retournèrent de très-bonnes vesses. Et sous la couverture de visiter le saint-sépulchre, parmy tant d'armes, faisoyent à bon escient l'amour ; aussi, comme j'ay dit, les armes et rameur conviènent bien ensemble, tant la simpathie en est bonne et bien conjointe.
Encores telles dames sont-elles à estimer, d'aymer et traitter ainsi les hommes, non comme firent jad^ les Amazones , lesquelles , encore qu'elles se dissent filles de Mars, se deffirent de leurs maris disansquc ce mariage estoit une vraye servitude : mais proo d'ambition avoyent-elles avec d'autres hommes, pour en avoir des filles, et faire mourir les enfans [masles].
Jo. Nauclerus, en sa Cosmographie^ y récite qoCf l'an de Christ 1 123, après la mort de Tibussa, reine des Bohèmes , et qui fit renfermer la ville de Prague | de murailles, et qui abhorroit fort la dojninatioQ à» ^
1 . J. Nauclerus, mort vers \ 340, n'a point fait de Cosmographk^ mais une espèce de chronographie souvent réimprimée et où il etf en effet parlé de Valasca (édit. 1614, p. 853), tuais je crois q» Brantôme a confondu cet ouvrage avec la Cosmographie de TWvet (1575, in-f», tome II, p. 912b-913), qui les fait vivre non ai douzième , mais au huitième siècle. Voyez à ce propos nos Cwrhsites biographiques^ p. 359 et suiv.
lommes^ il y eut une de ses damoiselles de grand ourage, nommée Yalasca, qui gaigna si bien et filles i dames du pays^ et leur proposa si bien et beau la iberté, et les dégousta si fort de la servitude des lommes^ quelles tuèrent chacune^ qui son mary, [ui son frère, qui son parent , qui son voisin^ qu'en noins d'un rien elles furent maistres^es; et ayans iris les armes de leurs hommes^ s'en aydèrent si bien it se rendirent si braves et si adextres^ à mode d'Aoazonnesy qu'elles eurent plusieurs victoires. Mais iprès^ par les menées et finesses d'un Primislaus, nary de Libussa, homme qu'elle avoit pris de basse ft vile condition^ furent défaites et mises à mort. Ce ut par permission divine de l'acte énorme perpétré K>ur faire ainsi perdre le genre humain.
Ces dames pouvoyent bien monstrer leurs beaux curages pour d'autres belles factions, courageuses et wiles que par telles cruautez^ ainsi que nous avons reu tant d'emperières, de reines, de princesses et granles dames, par actes nobles, et aux gouvernements )t maniemens de leurs estats, et autres sujets, dont es histoires en sont assez pleines sans que je les ra- K>nte; car l'ambition de dominer, régner et impéier loge dans leurs âmes aussi bien que des hommes, t en sont aussi friandes.
Si en vays-je nommer une qui n'en fut tant ateinte, qui est Victoria Colonna, femme du marquis e Pescayre, de laquelle j'ay leu dans un livre espaaoi * que, lorsque ledit marquis entendit aux belles QBres que luy fit Hieronimo Mouron de la part du