Cet alinéa a été rajouté en marge par Brantdme
si fort Tumbredu fresne^ qu'il ayme mieux s'asarder dans un feu bien ardent, comme dit Pline ', que dans ceste umbre tant odieuse à luy. Si bien que le feu roy^ estant Monsieur^ disoit qu'il n'avoit veu femme si hagarde* en sa perte et en sa douleur que celle-là^ et que à la fin il la faudroit abbatre pour la chaperonner^ à mode des oyseaux hagardz. Mais au bout de quelque temps^ il dist que d'elle-mesme elle s'estoit assez geptiment aprivoisée, de sorte que d'ellemesme elle se laissa fort bien et privément chaperonner, sans Pabattre que de soy-mesme. Que fit-elle dans peu de temps après ? Ce fut-elle qui voit Paris de très-bon œil, qui Tembrasse, qui s'y pourmaine, qui l'arpante et deçà et delà, et de longueur et de largeur, et de droit et de travers, sans respect d'aucun serment: et puis je me donne la garde un jour, moy tournant d'un voyage, absent de la court de huiet mois, ayant fait la révérance au roy, je veidz entrer dans la salle du Louvre ceste vefve tant parée, tant attiffée, accompaignée de ses parentes et amies, comparestre devant les roys, les reynes et toute la court, et là recepvoir les premiers ordi*es de mariage, qui sont les fiançailles, des mains d'un évesque qui fut l'évesque de Digne', grand aumosnier de la reyne de Navarre. Qui fut esbahy ? Ce fut moy; mais, à ce qu'elle me dist après, fut esbaye davantage quand, sans y penser, elle me veid en ceste noble assistance de fiançailles, la regardant et rovillant * <!€ mes yeux fixe-