‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 182 sur 217 · Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

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blables parolles^ se tourna de l'autre costé du lict et mourut. Que c'est de la ferveur d'amour, d aller se ressouvenir, en un passage styg;ien et oublieux *, des plaisir et fruietz amoureux dont ell' en eust bien voulu taster encor avant que de sortir du jardin !

J'ay ouy parler d'une dame, laquelle estant mallade à la mort, ainsi qu'elle oyoit un de ses parens faire la guerre à un' autre (ceux-là sont bons pourtant*), qui estoit terriblement envitaillé^ elle s'en mist à rire et à dire : a Vous estes de grandz fous ; m et se tournant de l'autre costé et riant, elle trespassa.

Or^ si ces dames huguenottes ont fait telz traictz, j'ay bien cogneu des dames catholiques qui en ont fsiit de pareilz, et ont espousé des huguenotz^ après en avoir dit pis que pendre , et d'eux et de leur relligion. Si je les voulois mettre en place je n'aurois jamais fait. Voylà pourquoy ces vefves doivent estre sages, et ne bruire ' tant au commancement de leur vefvage, de crier, de tourmenter, de faire tant d'esdairs, de tonnerres, de pluyes de leurs larmes^ pour après foire ces belles levées de boucler, et s'en faire mocquer : il vaut mieux en dire moins et en faire plus. Mais elles disent là dessus. « Et bien, pour le ce commencement il faut faire de la résolue comme « un meurtrier, de l'eflfrontée, de l'assurée à boire ce toute honte. Cela dure quelque peu, mais cela

i. Siygien^ du Stjx. — Oublieux, plein d'oubli.

2. Cest-à-dire : ces parents ëtoient bons d'agir ainsi dans une pareille circonstance.

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