‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 183 sur 217 · Les éditions portent braire · texte numérisé non relu

Les éditions portent braire

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a passe; après qu'on m^a mis sur le bureau^ on me a laisse çt en prend-on un autre. x>

J'ay leu dans un petit livre espaignol*, que Yi^ toria Collumna^ fille de ce grand Fabrice Colluimie, et femme à ce grand marquis de Pescayre , le nomper de son temps, après qu^elf eust perdu son mary, Dieu sçait quel, entra en tel désespoir de douleur, qu'il fut impossible de luy donnar ne innover aucune consolation ; et quand on luy ce vouloit à sa douleur aplicquer quelcune où vieille on nouvelle, elle leur disoit: « Et sur quoy me fouki- « vous consoller? sur mon mary mort? vous vous a trompez: il n'est pas mort; il est éncor vivante! « tout grouillant dans mon âme. Je le sens, tous les « jours et toutes les nuictz, revivre, remuer et rece naistre en moy. » Ces paroUes certes eussent esié belles, si, au bout de quelque temps, ayant pris congé de luy, et l'ayant envoyé pourmener par delà Aèhéron, elle ne se fu^ remariée avec l'abbë de Farfe •, certes fort dissemblable à son grand Pescayre; je ne veux dire en race, car il esfoit de la noble maison des Ursins, laquelle vaut bien autant, et autant ancienne ou plus que celle de d'Avalos. Mais les effectz de l'un à l'autre n'alloient à là ballance, csr ceux de Pescayre estoient incomparables, et sa vallear inextimable: encor que ledit abbé fist de grandes preuves de sa persotine en s'employant fort fideBe-

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