Tables^ planches
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a^^^^nt, qu'elle eu monstra la longueur d'un doigt; si
qu.e M. de Randan , par cas, ayant un baston qu'il
a^v^oit pris à un laquais , ou il y avoit un fiçonS en
p^rça si dextrement ses landilles^ et les cousit si bien
contre la table^ que la fîlle^ sentant la piqûre, tout à
comip s'esleva si fort, qu'elle les escerla* toutes^ et de
d^ox parts qui y en avoit en fît quatre; et les dictes
lendilles en demeurèrent découpées en forme de
bau:*be d'escrevices; dont pourtant la fille s'en trouva
très-iQal, et la maistresse en fut fort en colère. M. de
Raxidan et la compagnie en firent le conte au roy
Hoxsry^ qui estoit bon compagnon , qui en rit pour
sa part son saoul ^ et en appaisa le tout envers la
reine, sans rien en déguiser.
Os grandes lendilles sont cause qu'une fois j'en deixianday la raison à un médecin excellent^ qui me ^t. : que^ quand les filles et femmes estoient en ruth^ ^U^s les touchoienty manioient, viroient, contour- Q^^icnt^ allongeoient et tiroient si souvent, qu'estans ci^semble s'en entredonnoient mieux du plaisir.
Telles filles et femmes seroyent bonnes en Perse, ï^^ti en Turquie, d'autant qu'en Perse les femmes ^ni circoncises^ parce que leur nature ressemble de i^ ne sçay quoy le membre viril (disent-ils); au confire, en Turquie^ les femmes ne le sont jamais; et pour ce les Perses les appellent hérétiques, pour flestre circoncises, d autant que leur cas, disent-ils, o'a nulle forme; et ne prennent plaisir de les regarder comme les chresttens. Voilà ce qu*en disent ceux gui ont voyagé en Levant. Telles femmes et filles,
f . /VfOM, pointe. *- 2. Escerter^ dëchirer, arracher «
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bouche de là estoit colorée et vermeille comme co- ^^ rail^ le poil d'alentour gentiment frizonné et noir «^b comme ébène; ainsi le faut-il^ et c'est Tune des .^s beautez : la peau estoit blanche comme albastre, .^ , qui estoit ombragée de ce poil noir. Cette veue est belle celle-là , et non des autres que je viens de dire.
D'autres il y en a aussi qui sont si bas ennaturées et fendues jusqu'au cul^ mesmes les petites femmes^ que l'on devroit faire scrupule de les toucher^ pou beaucoup d'ordes et salles raisons que je n'oserois dire; car on diroit que^ les deux rivières s'assemblans et se touchans quasi ensemble, il est en dange de laisser l'une et naviger à l'autre; ce qui est par trop vilain.
J'ay ouy conter à madame de Fontaine-Chalandra dite la belle Torcy, que la reine Eléonor, sa mai tresse^ estant habillée et vestue, paressoit une belle princesse , comme il y en a encor plusieurs q«»^ai l'ont veue telle en nostre court , et de belle et ricli^B^ taille; mais^ estant déshabillée , elle paroissoit c3 u corps une géante, tant elle l'avoit long et grandi mais tirant en bas, elle paroissoit une naine ^ Xstrtt elle avoit les cuisses et les jambes courtes avec I^ reste.
D*une autre grand' dame ay-je ouy parler qui estoit bien au contraire ; car par le corps elle se monstroit une naine, tant elle l'avoit court et petite et du reste en bas une géante ou collosse, tant elle avoit ses cuisses et jambes grandes, hautes et fendues, etj pourtant bien proportionnées et charnues^ si qu'c en couvroit son homme sous elle, mais qu'il f
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petite fort aisément , comme d'une tirasse de chien c^ouchant.
II y a force marys et amis parmy nos chrestiens , ^ui Youlans en tout différer des Turcs, qui ne pren- ^^ent plaisir d'arregarder le cas des dames ^ d'autant^ ^-Jisent-ils*, comme je viens de dire, qu'ils n'ont ^^ mille forme : nos chrestiens au contraire qui en ont, i^Esent-ils, de grands contentemens à les contempler PoTt et se délecter en telles visions : et non-seulement ^^ plaisent à les voir, mais à les baiser, comme beaucoup de dames Tont dit et descouvert à leurs amants; ainsi que dit une dame espagnole à son serviteur, qtxi^ la saluant un jour, luy dit : Bezo las manos y Ic^-y piesy senora^'j elle luy dit : Senor, en el medio esia la mejore stacion*; comme voulant dire qu'il pouvoit baiser le mitan aussi bien que les pieds et ^^^Mîns. Et, pour ce, disent aucunes dames, que leurs ^*^^s et serviteurs y prennent quelque délicatesse ^^ plaisir, et en ardent davantage : ainsi que j'ay ouy "i^'e d'un très-grand prince, fils d'un grand roy de P^ lé monde *, qui avoit pour maistresse une trèsff^de princesse. Jamais il ne la touchoit qu'il ne W vist cela et ne le baisast plusieurs fois. Et la pre- ^^^re fois qu'il le fit, ce fut par la persuasion d'une ^"^cs-grande dame, favorite de roy, laquelle, tous trois "^ jour estans ensemble, ainsi que ce prince mu- Éfuelioit sa dame, luy demanda s'il n'avoit jamais veu
i. Disent'ilSf disent les Turcs.