Rérormièrey semblable à des jambes de heroa
D*autres daines y a-il qui ont tant d autres vices cachez^ ainsi que j'en ay ouy parler d'une qui estoit dame de réputation, qui faisoit ses affairés fécales par le devant; et de ce j'en demanday la raison à un suflSsant médecin , qui me dit : parce qu'elle avoit esté percée trop jeune et d'un homme trop tburny et robuste; dont ce fut grand dommage , car c'estoit une très -belle femme et veufve, qu'un honneste gentilhomme que je sçay* la vouloit espouser; mais, en soachant tel vice, la quitta soudain , et un autre après la prit aussitost.
Vay ouy parler d'un gallant gentilhomme qui avoit une des belles femmes de la court et n'en faisoit cas. Un autre, n'estant si scrupuleux que luy, habitant avec elle, trouva que son cas puoit si fort, qu'on ne pouvoit endurer cette senteur; et, par ainsi, cognent l'encloueure du mary.
J'ay ouy parler d'une autre, laquelle estant l'une des filles d'une grande princesse, qui pétoit de son devant : des médecins m'ont dit que cela se pouvoit faire à cause des vents et veritôsitez qui peuvent sortir par là, et mesmes quand elles font la fricarelle. Cette fiile estoit avec cette princesse lorsqu'elle vint à Moulins, la cour y estant, du temps du roy Charles neufidesme, qui en fut abreuvé, dont on en rioit bien.
D'autres y en a-il qui ne peuvent tenir leur urine, qu'il faut qu'elles ayent tousjours la petite esponge entre les jambes, comme j'en ay cogneu deux grandes, et plus que dames, dont l'une, estant fille, fit Téva-
i. Probablement Brantôme.
sion tout à trac dans la salle du bal , du temps du roy Charles neufviesme^ dont fut fort scandalisée.
D'une autre grand' dame ay-je ouy parler, que, quand on luy faisoit cela^ elle se compissoit à bonrescient y ou sur le fait ou après^ comme une jumen" ^^t quand elle a esté saillie : à telle falloit-il jetter l^^«e seillaud ' d'eau comme à la jument, pour la £dre re tenir.
Tant d'autres y a-il qui sont ordinairement en sai et leurs mois^ et autres qui sont viciées, tarrottées" marquetées et marquées, tant par accident de véroll de leurs marys ou de leurs amis, que par leurs mau valses habitudes et humeurs; comme celles qui on les jambes louventines * et autres fluxions et marque que, par les envies de leurs mères estans enceint d'elles, portent sur elles; conmie j'en ay ouy parle d'une qui est toute rouge par une moitié du corp et l'autre non, comme un eschevin de ville.
D'autres sont si sujettes à leurs flux menstruau]^^ ^ que quasi ordinairement leur nature flue comme t^^^ mouton à qui on a coupé la gorge de frais; do«:»^ leurs marys ou amants ne s'en contentent guièr^^^ pour l'assidue fréquentation que Vénus ordonne ^^ désire en ces jeux : car, si elles en sont saines et nettes une sepmaine du mois, c'est tout ; et leur font perdre le reste de Tannée : si que des douze mok ils n'en ont cinq ou six francs, voire moins. C'est beau-
i . Seillaud, seau.