Recreuy fatigué
^ qu'il n'y pust fournir, ou qu^il fust si ravy en la con-
€A templation de cette beauté nue^ qu'il ne se souciast
« de Taction. » — a Possible, me respondit ce prince^
«« qu'il se pourroit faire; mais tant y a que ce coup
«K il y faillit; et je luy en fais la guerre^ et je luy vais
^c remettre ses tablettes dans la poche, qu'il visitera
«r selon sa coustume^ et y lira ce qu'il y faut ; et am-
«c près^ me voilà vangé. » Ce qu'il fît, et ne fut amprès
$âuis en rire tous deux à bon escient^ et s'en faire la
^maerre plaisamment; car, pour lors^ c'estoit une très-
gf^rande amitié et privante entr'eux deux, bien despuis
^^^tengement changée.
Une dame de par le monde^ ou plustost fille, estant
fic^Tl aymée et privée d'une très-grande princesse, es-
t^i^it dans le lict se raPraischissant , comme estoit la
<î«>iistume. Vînt un gentilhomme la voir, qui pour
^U«brusloit d*amour; mais il n*en avoit autre chose.