‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 80 sur 217 · Suétone, Octave^ Auguste^ chap. lxix · texte numérisé non relu

Suétone, Octave^ Auguste^ chap. lxix

k, Bazestan^ bazar.

Î80 DES DABIBS.

hommes qui, en telles contemplations^ s'y perdent tellement y qu'ils ne songent qu'aux actions : aussi ^ bien souvant telles dames se plaisent à se monsirer sans nulle difficulté, pour ne se sentir taschées d'aucunes macules , pour nous faire plus entrer en tentation et concupiscence.

Nous estans un jour au siège de La Rochelle^ le pauvre feu de M. de Guise, qui me Êdsoit l'honneur de m'aymer, s'en vint me monstrer des tablettes qu'il venoit de prendre à Monsieur, firère du roy, nostre général, dans la poche de ses chausses^ et me dit : c Monsieur me vient de faire un desplaisir et h « guerre pour l'amour d*une dame ; mais je veux « avoir ma revanche; voyez ce que j'y ay mis dedans a et lisez. » Me donnant les tablettes, je vis escrit de sa main ces quatre vers qu'il venoit de Êiire, mais le mot de f..... y estoit tout à trac.

Si vous ne m'avez cogneue, Il n'a pas tenu à moy; Car vous m'avez bien veu nue, Et vous ay monstre de quoy.)

Puis, me nommant la dame, ou pour mieux dire fîUe^ de laquelle je me doutois pourtant^ je luy dis que je m'estonnois fort qu'il ne l'eust touchée et cogneue^ d'autant que les approches en avoyent esté grandes, et que le bruit en estoit par trop eonmiun; mais il m'asseura que non, et que ce n'avoit esté que sa faute. Je luy repUcquay : « U Mloit donc, Mour « sieur, ou qu'alors il fust si las et recreu^ d'ailleurs,

Page 1