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Z, le roi

BA&TBÉLEMT O'ALYIANO. i91

geos de pied, qui esfoit à l'arrière garde, et s'advan* çant bravement, il donna si à propos par flanc et aux costez des Vénitiens (dict l'histoire '), qu'ilz perdirent cœur, et ne firent puis après rien qui vaille, sinon quelques bons soldatz esleus dudict Barthélémy, habillez de blanc et de rouge*, qui, s'opiniastrans au combat, demeurarent sur le champ. Braves gens, certes! Le roy, qui combattoit vaillamment, ne chauma pas de son costé; et pour ce, la battaille gaignée, et mis à mort pour le moins quatorze à quinze miir hommes, et ledict Alviauo blessé et pris, et tumbé entre les mains du brave M. de Yandenesse', frère à M. de la Pallice, le conte Petillano , voyant ses gens de pied defïaictz, se retira un petit plus viste que le pas avec sa gendarmerie et cavallerie restée de la mortallité, avec peu de perte de nos braves François. Ledict Alviano mené devant le roy, devisant avec Sa Magesté, ce fust lors qu il luy dist ce que j'ay dict cy-devant. EIL' avoit faict donner une fausse allarme, pour cognoistre si ses gens estoient trop desbandez, et pour les r 'allier et les cognoistre s'ilz seroient promps et diligens aussi tost , si un bon affaire ou grand besoing survenoit; et ainsi qu'elle demanda audict Alviano ce que ce pouvoit estre, il respondit en riant : « Je ne sçay pas (sire), sinon que vous voulez com- « battre les uns les autres; car, de nos gens, je vous

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