‹ Œuvre complètesChapitre 15 sur 267 · LE GRAND COSME DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

LE GRAND COSME DE MÉDICIS

la chrestienté et pour le service de l'empereur; ainsi qu'il envoya un beau secours de huict cens chevaux conduictz par ce brave Astolfe Bâillon ' au marquis del Gouast pour* la battaille de CerizoUes, et encor après il en envoya un autre beau pour la guerre d'Allemaigne ; assista aussi du tout ce qu'il estoit possible, le marquis de Marignan pour le siège de Sienne, et principallement de vivres, si que l'armée n'y eut • grande nécessite. Et s'il y eust pu assister de sa personne, il ne desiroit autre chose ; s'il eust peu par son absence estreassinré d'ailleurs de son estât de Florance, il n'y eust pas failly, car il avoit le cœur très valleureux.

Lorsque Barberousse tourna de Provance avec son armée*, et qu'il voulut mettre pied à terre (comme de faict il le fit) et commançoit à piller et ravager la Toscane par les saccagemens et brusleraens de Talmont, de Port-Hercule*, et qu'il estoit près d'achever par la prise d'Orbitelle, ce brave prince y envoya un fort beau secours de cavallerîe et infanterie conduicte par ce brave et vaillant capitaine le seignor Vitelly', qui s'y jetta déterminément dedans pour la deffendre, tant contre ledict Barberousse que contre les Estrozziens conduictz par Léon Estrozze", despuis prieur de

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