François II, duc de Bretagne
pouvez aller seorement et sans danger), et que vous trouvez façon de le fère venir devers moy, et prenez trois ou quatre de ses gens qui mènent ce train de le faire aller en Bretagne, et parlez à ceux qui sont de nostre bande, afin de le faire venir devers moy; et leur promettez beaucoup de biens, et aussi que je ti^icteray bien M. de Rohan. Quoy qu'il en soit, gardez bien qu'il ne s'en voise point ^, en quelque façon qu'il le veuille prendre; mais si par douceur le pouvez avoir, je l'aymeroi» mieux qu'autrement. Il y a un jeune garçon qui est du Dauphiné qui le gouverne; parlez à luy et à tous les autres que vous verrez, de qui vous pourrez ayder en ceste matière.
Escrit à La Victoire *, le 8* de septembre.
Ainsj signé^ Lours.
Et plus basj Petit.
Quelle finesse ! Sur tout il vouloit retirer à soy M. de Rohan, qui estoit lors un grand seigneur, conua' aujourd'huy •. — A un' autre :
III. Monsieur de Bressuire, je vous prie que vous scachez de Mérichon s'il voudroit point vendre son bostel de la Rochelle, car je le voudrois bien avoir pour moy ou aucuns des miços, poux estre plus près d'eux et leur voysin, et les faire tenir du pied. Je ne veux point de ses teires n'y autres choses, mais seulement ledict bostel ; et y besognez si secrettement qu'il ne s'en apperçoive point qu'il vienne de moy, ne que je le veuille avoir. A Dieu.
Au Plessis du Parc *, le 20* jour de may.