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Le château de Plessis-lès-Tours

II — î2i

Monsieur de Bressuîre, de ce que je vous escris, je vous prie qu*il soit si secrètement qu*il n'en soit nulles nouvelles.

Ainsy signe ^ Lours.

Et plus basy Scerbisey.

Bonne finesse! — Un' autre.

IV. Monsieur de Bressuire , vous scavez comme j^ar à cœur la matière pour laquelle vous ay envoyé devers mon bel oncle du Mayne * ; et, pour ce, je vous prie que vous y besognez le mieux que vous pourrez, et tellement que advant votre parlement la chose soit conclue. Et, en quelque estât que la chose soit, escrivez, advant iceluy vostre parlement, à mon frère, le connestable ', que la chose est faicte, et y envoyez homme propre; et vous prie bien qu'il n'y ait faute.

Donné au Pont-de-Sé, le 26* jour de juillet.

Ainsy signée Louys.

Et plus bas y de Chensard.

Autre finesse pour tromper ce connestable. — Autre lettre :

V. Monsieur de Bressuire, j'ay esté adverty de Normandie et d'ailleurs, que l'armée des Anglois est rompue pour ceste année; et pour ce que je vois que vous n'avez que faire au Cartier où vous estes pour ceste heure, je m'en retourne prendre et tuer des sangliers, affin que je n'en perde point la saison, en attendant l'autre pour prendre et tuer des Anglois. Faictes-moy scavoir tousjours de vos nouvelles et ce

4. Charles d'Anjou, comte du Maine, lieutenant-général en Languedoc et en Guyenne, fils de Louis II, roi de Naples, beaufrère de Charles VII, né en 1414, mort le 10 avril 4472.

î* Le connétable de Saint-Pol, dont la femme, Marie, fille àe Louis, duc de Savoie, était sœur de Charlotte, première femme de Louis XL

qui vous surviendra : toutesfois, ne vous bougez de là entre vous, et, si vous avez besoing, mandez-le moy, et je m'en yray à vous, mais que vous me le faciez sçavoir. A Dieu. Escrit d^ArgentonS ce 4* jour de novembre.

Ainsy signé ^ Lotivs.

Et plus baSj Dedoyat*.

C'est parlé en brave et vaillant roy, et qui ne vouloit perdre la saison de tuer des sangliers^ non plus que des Anglois en la leur, et vouloit aller secourir ses gens au besoing, s'il en arrivoit. — Autre lettre :

VI. Monsieur de Bressuire, je suis esté adverty que les forces qu'a mon beau frère de Guyenne s'apprestent pour entrer en nos pays, que Dieu ne veuille ! Mais, quand ainsi seroit, je vous prie que, en toute dilligenoe, faictes la résistance possible, en attendant de nos nouvelles pour y donner la provision, si je ne vays à vous.

Donné à Vandosme, ce 11® jour d'octobre.

Jinsjr signe ^ Louys.

Et plusbas^ DetILouiins.

Il ne s'estonnoit pas et parloit bravement, ce roy là ! — Autre lettre :

Vn. Monsieur de Bressuire, j'ay receu les lettres de M. de Calabre', et veu la créance qu'il m'a envoyée par escrit; je ne m'y firay que bien à poinct. J'escrits audict de Calabre, et aussi à mon cousin le bastard*. Je vous prie, monsieur de Bressuire, mon amy, que vous preniez bien

i. Dans l'Indre.

2. J. de Doyac. Après la mort de Louis XI, il fut condamné à être essorillé. Voyez Bourdigné, fol. 228, v<*.

3. Jean d'Anjou, 4uc de Calabre. Je ne sais s'il s'agit de Jean 1 ou de Jean II, morts tous deu^ en i(i71, on de Nicolas d'Anjou, fils de Jean I, mort en 1473.

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