Calleré^ spécieux
4. Porque no me paresce officio de sabio y valiente capitan, con un falso y Colorado nombre de oonstancia-, ganar gloria de obstinadon y de arrimado, lo quai pueda traer deshonra y un grande estrago y perdicion (Vallès, f* 157, r^).
M. DE LA PALUCE. 377
leurs pays et maisons. Si bien qu'il est très nécessaire que nuestra gente (j'useray de ce mot espagnol) dict le livre, ganafuerça conel espacio jr tardança; jr al contrario el enemigo se débilita reziamenle ; jr los consc' jos se erwejesceny sehazenin ciertos^ quando faltaran pagas^ ifituallasjr ifoluntades de hombres^i « que nostre gent gaigne la force avec l'espace et la tardance; et, au contraire, la leur se débilitera du tout; et les conseils ne valent plus rien quand les payes, les vivres et les volontez des hommes faillent. » Tant d'autres raisons alléguoit M. de la Pallice, si apparantes, que l'Espagnol mesmes dict que, dissuadant la bataille, il le disoit bien contre son naturel, lequel n'estoit si posé ny si arresté qu'il n'aimast mieux tousjours de combattre et de venir aux mains que de donner conseil contraire; et comme dict le mot, era mas valeroso y bravo capitan^ que moderado jr recatado^ ; « car il estoit bien tousjours plus vaillant et hazardeux capitaine, que modéré et retiré. »
Aussi M. Tamiral Bonnivet le sceut très bien dire au conseil, quand ce vint à son rang de parler, que ledict M. de la Pallice donnoit conseil selon la coustume des vieux; et non selon la sienne, qui n'âvoit jamais fuy de combat en sa vie; et qu'alors ils avoient besoing qu'il les servist avec cette tant valeureuse main qui, d'autres fois avoit si souvant tant et
1. Vallès, f> 156, V*. Brantôme a un peu modifié le texte espagnol, qui porte : .... Y se hazen inciertos, y dudosos, pues le han de fiedtar del todo cada dia las pagas, la vitualla , y las voluntades de los hombres.
2. Aviendo antes merescido nombre de excelente y valerosissimo capitan, que de moderado y recatado (Vallès, f^ 157, v^).
tant exploicté de beaux combatz, ores en telle nécessité; laquelle force, avec d'autres vaillantes qui lui aideroient, acquerroit la victoire et la gloire à son roy. Quand à M. de la Trimouille et Sainct Sevrin et Trivulsio, disoit-il, pour avoir septante ans, ils avoient perdu toute leur ancienne vigueur du passé et parloient selon la volonté de leur aage; mais qu'il ne vouloit encor panser que ceste noble et ancienne valeur de combatre tousjours qu'on avoit veu en M. de la Pallice, pour quelque petite charge d'années se peut jamais refroidir*.
Voylà les belles paroUes que proféra M. de Bonnivet sur la bonne opinion qu'il avoit de vaillance de M. de la Pallice (disent les Espagnolz qu'il dict ainsy). Aussi ne fut-il point trompé; car ce jour il fit d'aussi beaux combats que jamais il en avoit faicts au plus beau de son aage; si bien, ce dict le conte, que son cheval lui aiant esté tué soubs lui, et après qu'il s'en fust désengagé et qu'il s'en alloit jetter à beau pied dans nos Suisses pour combattre encor à pied, vint le capitaine
i . Voici le texte de Vallès à qai Brantôme a emprunté son récit : .... Diziendo obedescera por ventura con esta mazilla de tîtuperio y infamia, un rey de tanto animo, ensenado de grandissimos preceptos, y avisado por experiencia de guerra, al capitan Tramolia, viejo de muchos anos, y a Galeazo aquien los 70 anos an quitado todo sentido de vigor prompto, y sera verdad que el nobilissimo ardor de combatir, que antes era poderoso en el capitan Paliça, pesado agora por los anos se aya del todo resfriado. Verdaderamente es assi, que me paresce el a mi oy imprudente, pues da consejo segun la costumbre de los viejos (io quai jamas se vio en el), y no nos sirve con aquella valerosa mano, de la quai nos otros oy tenemos necessidad : con ella (como es acostmnbrado puede facilmente entre otros muchos esforçados, hazerse honra (Vallès, f- 457, v% 158).