M. DE LA PALLICE
Castaldo à cheval, qui le prist prisonnier, s'estant rendu à lui de bonne guerre. Vint après le cruel Buzarto ^, Espagnol, como hombre que ténia embidia del precio y loor de un tan gran prisionero à la cai^alleria, lo mato cruelmentej encarandole un ffruesso harque'^ buz à la coraça^? a comme homme qui portoit envie <K du pris et de l'honneur d'un si grand capitaine « pris à la cavallerie, le tua cruellement, luy acca- « rant' une grosse arquebus de qualibre dans sa cuite rasse. n Et par ainsy mourut ce i)on capitaine et honorable seigneur, qui ne pouvoit moiuîr autrement: car qui a bon commancement a bonne fin.
Il avoit, quelque temps avant, fort opiniastré à la journée de la Bicoque*, pour ne la donner point (ce dict ce mesme livre), en alléguant force raisons que sa grande expérience lui avoit apprise, et mesmes que de forcer son ennemy dans un logis si fort et si advantageux pour la deffence pour eux, et très mal pour leurs vivres, il n'y avoit nid propos; et qu'en temporisant tant soit peu de les attaquer là, ils en sortiroient et se mettroient en telle oportunité, qu'on les cornbattroit aisément, a la jrgual (dit le mot espagnol'). Mais M. de Lautrec, qui ëstoit le général, se mettant sur son opiniastreté accoustumée et sur l'importunité des Suysses et d'Albert La Pierre*, leur couronel,
1 . Lisez Basorto. C'est da moins ainsi que l'appelle Vallès, à qui Brantôme a emprunté ces détails.
î. Voyez Vallès, fM 71.
3. jiccarant, Brantôme a francisé le mot espagnol qu'il a cité et qui veut dire tirer,