‹ Œuvre complètesChapitre 240 sur 267 · Henri, comte de Nassau. Voyez sa vie, tome I, p · texte numérisé non relu

Henri, comte de Nassau. Voyez sa vie, tome I, p

3. Ceci est tiré des Mémoires de Martin du Bellay» année i52i, p.i40.

d. En 1524, peu de temps avant sa mort. Voyez le Loyai serviteur^ ch. lxiv.

5. Biagrasso, à 5 lieues sud-ouest de Milan. C'est là ou près de là que mourut Bayard.

chevaux s'y perdirent. Il en fut si despit qu'il s en courrouça fort contre son général et parla fort haut, jusques à luy dire qu'un jour il lui en feroit raison et qu'il le lui demanderoit un' autre fois qu'à celle là, d'autant qu'il vouloit plustost s'amuser au service de son roy, là où il voyoit qu'il y alloit de hon, qu'à son particulier. On dict que M. l'admirai, qui n'estoit endurant et fort superbe à cause de sa faveur, acquiesça un peu, voyant qu'il avoit tort, l'ayant là envoyé contre son opinion et toute forme de guerre, et sur sa promesse et paroUe. Il ne faut doubter que, s'il ne fust mort là, et se fust retiré avec ledict admirai en France, qu'il ne lui eust demandé, car il avoit de l'humeur, tant pour là réparation de son honneur que pour l'envie qu'un chacun portoit audict admirai de la charge qu'il avoit eue par dessus de plus grands capitaines que lui '. J'ay ouy discourir tout cecy à un vieux gendarme sien de Dauphiné.

Qui voudra lire ce livre de M. de Bayard y verra de beaux traicts de valeur et vertu qui luisoient en ce bon chevalier, et ne se pourra saouler de les lire ny de les admirer. M. de Ronsard*, entr'autres plus grandes louanges qu'il donne à M. de Montmorançy, conues-

i. c U eut quelques parolles fascheuses à l'admirai.... Si tous deux eussent vescu plus longuement quHls ne firent, feussentpeutestre allez plus ayant. » [Loyal serviteur^ ch. lxiv.)

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