‹ Œuvre complètesChapitre 248 sur 267 · ar. De reschauffé et mine (ms. 6694, r · texte numérisé non relu

ar. De reschauffé et mine (ms. 6694, r

ff s'il y ira, et s'il nous en monstrera le chemin, puisa qu'il ne nous suit point? » Encor aujourdhuy faictil bonne mine, nonobstant cela et un' infinité d'autres poltronneries qu'il a faicles, disant que c'est lui qui sçait faire la guerre, et nul autre.

Je pense que j'en nonunerois une milliasse de pareils. Ah I que tous ceux qui se disent braves, vaillans et hardis, qu'ils ne le sont pasl Mais si l'on me disoit qu'ils fussent bons hypocrites de guerre, et gauchans* aux coups, ouy bien cela. Et telles gens les ay-je veus comparera plusieurs catholiques qui font mine et semblant de l'estre par leur gestes extérieurs ; mais au dedans ils ne le sont point, ains hayssent nostre religion autant que ces braves hayssent et fuyent les coups. Yoylà donc pourquoy j'estime ces bons chevaliers qui sont sans peur et sans reproche, très heureux et dignes de grande gloire s'ilz peuvent franchir la carrière sans y bruncher, mais ilz sont rares. Si en a-il eu pourtant d'autresfois, et y en a encores ; et plusieurs en ay-je veu si vaillans que je croy qu'ils n'ont jamais sceu que c'est de la peur, et de grands et de moyens, et de petits de toutes sortes. Certes y en a-il qui se soucient autant des hazards que rien ; et pour le reproche, il y en a eu, et y en a tous les jours, ausquels on ne sçauroit jamais reprocher qu'ils eussent fuy d'un combat, d'une battaille, etautares exploicts dangereux de guerre; car, pour un homme qui faict profession des armes, c'est le plus grand reproche qu'on luy sçauroit faire et dire que de l'accuser de poltronnerie et d'avoir fuy d'un combat ou une bataille. Ainsy y a-il et d'uns et

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