Le 3 avril 1476. Voyez Commines, livre Y, ch. xvii
M. D'IMBERCOURT. 403
Ce M. dlmhercourt engendra donc ce brave fils ou petit-fils dont nous parlons. Il servit très bien le roy Ix>uis XIV en toutes ses guerres d'Italie, et puis aussi servît le roy François en son premier passage delà les monts, qui estoit empesché des Suisses et de Prospero Coulomno, qui estoit là le guettant et l'attendant, et 4|sant qu'il les attraperoit comme pipioni in la gabbia^ a comme pigeons en cage* »; mais comme j'ay dict', M. d'Imbercourt l'attrapa bien mieux, par le moyen de ces deux braves et vaillans gensdarmes de sa compaignie, l'un nommé Beauvais le brave, Normant, et l'autre Picard, dict Hallancourt, qui donnarent à la porte si à propos et si furieusement que ceux de dedans ne la peurent fermer ; car Hallancourt donna si roide contre la porte à course de cheval qu'en l'esbranlant il tumba dans le fossé ; dont Beauvais, prenant le temps, mit sa lance en travers, que jamais ceux de dedans ne la peurent sarrer : cependant le gros vint, et forçarent la porte fort aisément'. 11* ne jouist guières de ceste gloire, car il fut tué sitost après, à la bataille
I. Brantôme a déjà cité (tomel, p. i 45) ce fait qa*il a puisé dans le Loyal serviteur (ch. lix).