‹ Œuvre complètesChapitre 266 sur 267 · M. DE MAUGIRON · texte numérisé non relu

M. DE MAUGIRON

d'Espic, et en ce mesme siège ^ y servant de grand maistre de l'artillerie; et eut son coup d'un' harquebuzade dans le bras qui lui falut couper ; et furent tous deux ainsy blessez, portez à Ferrare, où ils moururent, nonobstant tous les bons remèdes et traictemens qu'y peust faire apporter ceste belle ethonneste duchesse de là. Mais on dict que tous deux eurent si grand despit de ne s'estre point trouvez à ceste belle bataille donnée à leur nez, et deux jours après leurs blessures, qu'ils moururent tous deux de regret.

J'ay cogneu en Piedmont le baron d'Espic* (je croy qu'il estoit fils de ce susdict baron, ou pour le moins son petit-fils), lequel estoit un brave et vaillant capitaine. Aussi le roy Henry II, lors qu'il voulut envoyer M. de Montluc dans Sienne, luy donna la charge de maistre de camp dans le Piedmont, par la nomination et advis dudict sieur de Montluc, ce dict-il'; mais ce fut de M. de Brissac qui le demanda le cognoissant fort digne de ceste charge.

Parmy les rangs de ces grands capitaines fut aussi M. de M. de Maugiron, qu'on nommoit Pyraud de Maugiron, Maugiron *. duquel je parle ailleurs, qui fut un très bon capitaine, et bien employé en toutes ces guerres de ces temps, et très bien acquité, comme despuis luy ont esté ses

portent ce dernier nom, nous avons cm devoir conserver le premier.

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