‹ Œuvre complètesChapitre 47 sur 267 · Lu)r^ Mustapha · texte numérisé non relu

Lu)r^ Mustapha

4. Je ne sais pas ce que Brantôme a pu apprendre de son « hon-

66 GRANDS CAPITAINES BSTRANGERS.

Enfin ces deux grandz baschatzet capitaines ou peu après se defïirent l'un de Tantre, comme cela se voit souvant en la court de tous les grandz rois et princes souverains, et s'est veu par un' infinité d'exemples. Faut noter en ce discours comme ce Scynan bascha éstimoit autant la conqueste et la prise de la GoUette comme l'autre pou voit de sa Cypre; toulesfois rOuchaly en fut le principal auteur et exécuteur, bien que ce Synan fust un très grand et très vaillant capitaine, très grand ennemy des cbrestiois s'il en fut onc, et qui ordinairement dissuadoit la guerre contre les Perses, et la persuadoit du tout contre les chrestiens*, et la luy faisoit plus aisée et utille que contre tous les autres cent fois.

neste Italien, » mais je crois qu'il a puisé tout fiioipleraent ce qu'il raconte dans le livre (|ont il parle. Seulement , suivant son habitude, il ne s'est pas astreint à rendre bien rigoureusement les paroles de son auteur. Voici ce que je lis dans VHistoria dclia guerra fra Turchi et Persiani da S. T. Minadoi da Rovigo, 1594. in-4, p. 146 (la première édition est de 1588) : « Era Sinan antichisimo inimico di Mustaffa, et parevali poter con lai concorrer in ogni cosa; perciochese Mustaffa baveva ridotta risola di Cipro nel poter turchesco ^ nel termine di tant! mesi , egli in pochissimi giorni bave va soggiata la Goletta in Africa ; et se Mustaffa era d' anime grande , et per gli anni venerabile, Sinan neir uno et neir altro vokva esserli eguale, et in tanto Sinan voleva a Mustaffa esser superiore , in quanto (il che pare fosse l'origine di queste acerbità d*ire) che nelia impresa del Giamen, dove è TArabia felice, esso Sinan Mostro far cosa, che Mustaffa non ardi, non basto, né seppe ponere ad effetto, et egli solo, di quella célèbre vittoria, et di quell' importante acquisto, fN>rt6 il vanto et Tîntero honore; et continovapente dapoi s'erano fra loro nodrite mille dissensioni, onde sempre Tuno deir altro, et con gli atti et con la lingua, nelle occasioni, si di chiarava invido et ooncorrente. « i. Minadoi, ibid.^ p. 179.

Page 1