Voyez sa vie, t. I, p
6. Probablement Ferez de Vargas, qui fut tué au siège d'Afrique, et dont la mort est racontée au chapitre xn de l'opuscule Conquista de Africa^ dont nous parlons plus loin, p. 34, note i.
fort les soldatz. L'empereur, qui vist donner lassant, en estant fort près, loua publiquement, entre autres Italiens, pour avoir très vaillamment combattu et bien faict, un Fatio de Kse , et un Sàn-Soverin de Naples, morts sur la place. Il loua aussi fort deux alfiers ou port' enseignes, l'un navarrez, nommé Randolazzo, et l'autre genevez^, nommé Gregorio, qui demandarent après l'honneur et la récompanse de la couronne murale, comme jadis firent ces braves Romains, parce que tous deux contestoient avoir monté les premiers sur la muraille ; et de faict en produirent leurs tesmoingtz, estant les affections de chascun des deux pays fort adonnées à la faveur de l'un et de l'autre. L'empereur en remit et différa sa sentence pour n'offencer lun ny l'autre, et les entretint long temps en longueur et suspens, et en bonnes espérances à tous deux, de peur que par ce débat s'engendrassent de chascun costé des haynes et des envies qui peussent venir à quelque mutinerie'.
L'empereur, en ce traict comm' en plusieurs autres, monstra sa sagesse, car il y avoit assez de quoy pour s'animer des deux costez ; où il acquist grand louange, mais encor plus grande d'avoir conquis bravement ceste ville, et faict mieux que ne firent les cohortes romaines de Jules Caesar, soubz Caïus Gettaet Titurius Sabinus, qui là furent defîTaictes et mises en pièces des gens de ceste contrée. Cela se trouve par les histoires*.