lif don Juan
4. Dont il Ven aima davantage toujours ^ c'est-à-dire : et pour cela PhOippe II aima toujours don Juan. — Suivant Strada, liv. VII, don Carlos avait confié à don Juan son projet de passer secrètement dans les Pays-Bas.
i08 GRANDS CAPITAINES ESTRANGERS.
jours, mais mal recogneu despuis, et dom Charles Ten^ hayt si bien, qu'ordinairement ilz avoient dispute, jusques là qu'il l'appella une fois bastard et filz de putain; mais il luy respondist : Sy^ jro lo soj'; mas jo tengo padre mejor que vos: « Oui, je le suis, mais j'ay un père meilleur que vous ; m et en cuydarent venir aux majps.
Je crois'qu'après que ce prince eust eu bien jetlë sa gorme, comme ces jeunes pouUins, et passé tous ses grandz fœux de première jeunesse, qu'il se fust rendu un très grand prince, et homme de guerre et d'estat. Il fut filleul de l'empereur, en portant le nom; tout petit filz qu'il fust, quand il s'en alla réduire en son monastère il le voulut voir*, et en eut très bonne opinion et espoir, et luy fit de très belles leçons; et puis luy donna sa bénédiction , qui luy servit à faire un bon commancement.
Quant à mon petit jugement , je le jugeois un jour
grand', et luy trouvois une très bonne façon et bonne
grâce, encor qu'il eust son corps un peu gasté; mais
Cela paroissoit peu*.
Doiii Juan Si n'approchoit-il pas pourtant jamais en tout à
d'Auuirhe*. Jqjjj Juan d'Austrie, lequel estoit un beau et très
1 . Ven hfiyt si hien^ c'est-à-dire : h«iït si bien don Juan.
2. Don Carlos avait onze ans lorsque Charles-Qaint se retira à Ynste.