C'est-à-dire, je le jugeais devoir être grand un jour
4. Il avait, dit Strada (liv. X), tout le corps défectueux, une épaule haute, et une jambe plus longue que l'autre. — C'est à peu près ainsi, du reste, qu'on peut se le représenter d'après ses portraits.
5. Don Juan, fils naturel de Charles-Quint, né à Ratisbonne en 1546, mort à Bouge, près de Namur, le !•' octobre 1578, d'une fièvre pernicieuse qui décimait son année.
accomply prince ; et n'ay jamais veu homme approchant des vertuz bîe» universellement à feu M. de Nemours, Jacques de Savoye, que luy. Il estoit fort beau, comme j'ay dict, de bonne grâce, gentil en toutes ses actions, et courtois, affable, d*un grand esprit, et sur tout très brave et vaillant, et qui croyoit le conseil, et luy obéissoit fort pour se faire grand, comme il le fust esté si la mort ne Teust prévenu. Pour sa première guerre, il fut général du roy d'Espaigne son frère en la guerre de Grenade*, où il se fit signaller pour estre un très vaillant prince ; et mesmes aucuns vieux capitaines et soldatz qui restoient encor eu vie de l'empereur son père s'escriarent tous après : Ea^ es çerdadero hijo del emperador^ « Il est filz de Tempereur', »
A ce coup , il fit une chose très belle pour la religion d'Espaigne, car il chassa tous les Mores de Grenade, de sorte qu'iiz n'ont plus infecté TEspaigne despuis, et ne se ressentent plus du maranne', comm' ilz faisoient , au moins aucuns de leurs voisins , pour traicter par trop avec eux. Emprès cela faict, par sa renommée qui voUoit par le monde, tant des chrestians que des infidelles, il fut faict général de la saincte ligue*, mais pourtant après le refTus de M. le duc d'Anjou, nostre feu dernier roy Henry IIP, et de