‹ Œuvre de la Tempérance de la paroisse St. Jacques de Montréal [microforme]Chapitre 9 sur 9 · va vite à · texte numérisé non relu

va vite à

la cave, le: ne ‘coule ; maladroit, tu casses

les verres.

Comme toutes les maladies, le delirium tremens a ses degrés, ses formes et sef variétés. Modérés et atténués dans certains accès, les

2? symptômes atteignent en d’autres casun pa-

voxysme effrayant; et si la guérison en est le résultat le plus ordinaire, la mort n’en est pas moins une conséquence assez fréquente.

Après une première attaque, le delirium tremens est très sujet à revenir chez celui qui continue à boire. On a vu des malades

| avoir jusqu’à quinze attaques successives. .

Outre ces troubles du système nerveux, l'ivrogne est encore la victime d'une foule d’autres maladies. D'abord il perd l'appétit et mangé peu, non pas que l’alcool le nourrisse, maïs parce qu’il irrite continuellement les voies digestives. Ila presque toujours soif et souffre de malaise, de douleurs et de brûlement d'estomac: souvent il ne peut garder lé peu dé nourriture qu'il prend.

La dyspepsie sous toutes ses formes est la

suite présqu'inévitable de l'usage des bois-

sons spiritueuses, L'inflammation chronique | de l’estomac ainsi que les ulcères de cet or. À gane se rencontrent assez fréquemment chez À les buveürs de profession. Le foie est pres-

que toujours atteint en même temps que |

l'estomac ; et il ést très rare de voir ün ivro- | 8ne exempt de troubles du côté de cet organe À

important. 4 À Les reins ne se sauvent Pas non plus de | l’action pernicieuse de l'alcool ; sous le con. | tact de cette substance irritänte, ils se con- A gestionnent, s’altèrent ét deviennent in. | habilés à remplir leurs fonctions. !

Le cœur téoublé par la présence de l'al. | Cool dans le sang, ne bat plus régulièrement : etilen résulte noi-Seulement des maladies de cet organe, mais aussi des désordres dans À tous lés autres parties du corps, auxquelles | il n’envoie plus les substances nutritives dans la quantité voulue, soit qu’elles pè. !

Chent par excès ou par défaut. Aussi, rien | de plus commun que les apoplexies soit pul- | mongire, soit Célébraie ; les Ccongestions et Jes inflammations de toutes sortes chez les

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(60 ppm EN gg EE Be en tr ASE

mation chronique |

ulcères de cet orréquemment chez Le foie est pres-

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| à son action-destructive:, Depuis ie cerveau

LC 2.4 69:

buveurs ; chez eux, l’hydropisie qui sürvient

si Souvent peut être une conséquence d’une imaladie-dés reins, du foie ou du à.

L'alcool me borne pas ses ravätes à la ruine de l’âme et du corps de ceux qui

Tabsorbent, mais il fait encore sentir ses

funestes effets jusque chez leurs descendants.

| L'ivrogne éngendre des ivrognes; l’expé-

tience à démontré qu’il n’y a pas de passion qui se transmette plus communément par hérédité, que l’ivrognerie. De plus, on a remarqué que les enfants des grands buveurs deviennent souvent imbéciles ou idiots.

d’autres présentent un affaissement intellectuel, une perversion morale, et arrivent

| progressivement à la dégradation la plus

complète ; d’autres enfin, sont épileptiques, sourds-muets, scrofuleux, sujets aux con-

| vulsions.

Tel est, en résumé, le tableau des maladies qu'engendre l'usage immodéré des boissons alcooliques :Cémine ‘on le voit: l'alcool attaque toit lêtre humain s, rien n'échappe

auquel il enlève l'intelligénce, jusqu'aux organes les plus éloignés qui président à le eue | et à la nutrition, tout subit s0 | influen désastreuse, de sorte que l’on peut dire avec Jaccoud : « L'ivrognerie est und calamité sociale, un des fléaux des sociétés modernes. On ne saurait croire ce qu’ell

coûte à l'humanité de force, d'intelligence et de sève. Au point de vue moral, elle déprave, elle dégrade, elle abrutit ; AU point de vue physique, elle frappe l'organisme dans ses organes principaux et ses fonctions

radicales ; au point de vue de l'espèce, elle abâtardit, elle stérilise

Iligénice, jusqu'aux qui président à ll | | | À on, tout subit sonk 0 | $

orte que l’on peu Mori | vrognerie est une léaux des sociétés

b croire ce qu’ell ; ce, d'intelligence

> vue moral, elle abrutit; au point appe l'organisme

x et ses fonction - > de l'espèce, elle

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