‹ Œuvre de Stewart DugaldChapitre 27 sur 68 · DES APPÉTITS · texte numérisé non relu

DES APPÉTITS

113. Les circonstances suivantes distinguent cette classe de nos principes actifs :

1° Ils tirent leur origine du corps et nous sont communs avec les bêtes ;

2° Ils ne sont point continus , mais périodiques ;

3° Ils sont accompagnés d'une sensation désagréable , forte ou faible , selon la force ou la faiblesse de l'appétit.

11-4. Nos appétits sont au nombre de trois : la faim, la soif B et l'appétit du sexe. Les deux premiers sont destinés à la conservation de l'individu , le troisième à la propagation de l'espèce. Sans eux , la raison eût été insuffisante pour garantir ces résultats importants.

115. On ne peut dire proprement que nos appétits soient intéressés : car ils aspirent à leurs objets respectifs comme à leur fin dernière ; et d'autre part il faut qu'ils aient agi une première fois avant toute expérience du plaisir qui accompagne leur satisfaction. Ajoutons que l'intérêt est souvent sacrifié à l'appétit : dans tous les cas , par exemple , où nous nous abandonnons à une jouissance présente avec la certitude ou la très-grande probabilité qu'elle aura des suites funestes.

116. Outre les appétits naturels, nous avons des appétits factices. Ainsi l'appétit du tabac , de l'opium , des liqueurs fortes. En général, tout ce qui excite le système nerveux laisse après soi une certaine langueur qui nous fait désirer le retour de l'irritation.

117. Les propensions périodiques à l'action et au repos ont , sous plusieurs rapports , beaucoup d'analogie avec les appétits.

SECTION III

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