POUR LA CONCLUSION D*UN AUTRE TRAITÉ
Séance de la Chambre des députés du 23 janvier 1851.
...Pour que cet ordre du jour aboutisse à quelque chose, il faut qu'il déclare également que les négociations seront conduites par d'autres négociateurs et par un autre ministère; celui qui siège vous a dit qu'il a traité pendant quatre mois , que tous les moyens en son pouvoir ont été épuisés ; il serait absurde de vouloir qu'il revînt lui-même à la charge. Je déclare avec une profonde conviction que le négociateur français avait, dans cette occasion, des dispositions plus libérales que le ministère de Paris, et que le ministère 5 son tour avait des idées plus libérales que l'Assemblée. Si Ton veut s'en assurer, qu'on lise dans le Moniteur la discussion que celle-ci a tenue il y a peu de jours sur les douanes de l'Algérie ; on verra que le protectionisme a été soutenu de toutes parts dans la Chambre, à droite et à
gauche, par la montagne comme par le tiers-parti ; ouvrez les Journaiyc : le National^ comme V Univers ^ est protectionisle. Une nouvelle négociation n'aboutirait à rien ; notre position n'en serait que plus difficile vis-à-vis delà France, et bien des affaires commerciales se trouveraient en suspens. 11 vaudrait mieux rejeter le traité tout nettement. Je prie donc la Chambre de ne pas s'arrêter à cet ordre du jour et de passer à la volation sur les deux traités*.