‹ Œuvre parlementaire du comte de CavourChapitre 45 sur 69 · M. Persoglio, procureur général près la cour d*appel · texte numérisé non relu

M. Persoglio, procureur général près la cour d*appel

cher des révolutions au dehors et même au dedans de notre pays, est une indécence qu'il faut faire disparaître. (Bien.) Voilà pourquoi nous proposons cette réforme.

Les diverses fractions du parti libéral ont pu voir, par la discussion qui vient d'avoir lieu, qu'il y a dans cette question deux politiques en présence. La nature même des choses en fait une question de cabinet , car il s'agit^ eu somme, de décider si le ministère a failli ou non au premier de ses devoirs, s'il a sauvegardé la dignité nationale. Si votre vote nous est contraire, nous nous résignerons facilement à remettre à d'autres un pouvoir qui est peut-être depuis trop longtemps entre nos mains. Rentrés dans la vie privée, nous reconnaîtrons, en faisant notre examen de conscience, avoir commis bien des fautes ; pour ne parler que de moi, puisqu'il s'agit d'un examen intérieur (on rit), Je reconnaîtrai que dans la tâche difficile que je m'étais donnée, celle de doubler ies ressources de l'État, je n'ai pas toujours choisi les moyens les plus convenables; que j'ai trop présumé des forces de mon pays, que je me suis laissé égarer par la foi immense que j'ai dans son avenir ; que le talent n'a pas égalé chez moi le zèle et le dévouement ; mais je réponds d'une chose , et ici je recommence à parler au nom de mes collègues, c'esl que, quoi qu'il en soit de notre politique intérieure, notre conscience ne nous reproche pas d'avoir commis un seul acte, écrit une seule ligne, prononcé un seul mot qui ne nous ait été inspiré par un ardent amour pour la patrie , par un profond désir de l'enrichir et de

la faire honorer, par Tinvincible résolution de maintenir la dignité nationale » de préserver de toute tache, dans Tarène diplomatique comme sur les champs de bataille, le glorieux drapeau que notre généreux souverain nous a confié. (Longs applaudissements.)

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