‹ Œuvre parlementaire du comte de CavourChapitre 47 sur 69 · M. Lanza · texte numérisé non relu

M. Lanza

n'y suis point coniraire. Si j'avais à établir Timpôt dans une colonie, dans un pays qui n'en connaîtrait aucun, je commencerais par celui-là; et si J'étais en Angleterre, je serais avec cette minorité du Parlement qui veut qu oo rende peimanent l'impôt sur le revenu^ qui aujourd'hui n'est que transitoire. L'an dernier, l'un de nos écrivains de talent Gt un travail où cette sorte d'impôt était eiaminée avec faveur^; le ministère accepta la dédicace de l'ouvrage et en permit l'impression dans la Gazette offi-^ cielle. C'était montrer clairement que le ministère ne craignait point de discuter sur ce sujet. Je vais plus loin : le ministère a fait ce qu'il a pu, dans les liiBîtee de ses droits, pour que l'auteur entrât dans cette Chambre et nous aidât; mais les électeurs ne l'ont pas trouvé ass^ radical. Si nous ne l'avons pas ici, ce n'est pas ma foute* Mais entrons sérieusement dans le fond de la question. Voulez-vous un impôt supplémentaire sur le revenu, un impôt qui s'ajoute aux autres sans tepir compte des diverses catégories de contribuables qui payent déjà de véritables contributions sur leurs revenus? Je ne le pense pas; ce ne serait pas juste. Si vous taxez ainsi un propriétaire de terres, il vous dira : u Mais l'impôt foncier que je paye est déjà un impôt sur mon revenu. » Si c'est un propriétaire de maisons, il dira : « Hais alors supprimez l'impôt sur les bâtiments, qui est positivement une taxe de 7 fr. 50 pour 1 00 sur mon revenu net. )> Si vous vous adressez au commerçant, il répondra pareillement que l'impôt des patentes est un impôt sur

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