M. Ad. Barrot
tenir compte, car on nous a accusés d'avoir sacrifié les intérêts de plusieurs provinces de l'État à ceux des pays de rizières, tandis qu'au contraire, après avoir accueilli celte proposition, nous n'insistâmes point pour obtenir une réduction plus forle.
Notre négociateur^ déclara à son tour qu'il ne pouvait admettre les bases proposées par le négociateur français, ni consentir à ce que le traité de 18 i3 fût regardé comme trop favorable au Piémont; il oifrail d'en venir plutôt à un systèma de concessions réciproques, larges et sérieuses.
Je passe sur les vicissitudes que traversèrent ces négociations, qui durèrent depuis le mois de juillet jusqu'à la fin de septembre; pendant ce temps notre babile négociateur parvint à décider le négociateur français à accepter les bases que nous proposions. Celles-ci consistaient, de notre côté, à offrir à la France ù^s réductions de droits sur cinquanle-lmil articles qui constituent la plus grande partie de l'importation française dans le royaume; les articles énoncés dans le traité de 18i3, ceux même que contient le traité d'aujourd'hui, sont bien moins nombreux, et nous avons du, faute de concessions correspectives, retirer plusieurs de celles que nous offrions, ce que je prie la Chambre d'observer. Il en a été ainsi, par exemple, pour les tissus de soie et de laine, pour les produits chimiques, le fer ouvré et d'autres produits sur lesquels notre négociateur offiail de larges réductions; pour correspeclif, il demandait eu premier lieu et