AI. Ad. Barrot
tenir compte, par, on nous a accusés d’avoir sacrifié les inlérèls d(! plusieurs provinces de l’État à ceux des pays * de ri/.ières, tandis qu'au contraire, après avoir accueilli relie proposition , nous n’insislâmes point pour obtenir une réduction plus forte.
Notre négociateur1 déclara a son tour qu’il ne pouvait admettre les bases proposées par le négociateur français, ni consentir à ce que le traité de 18(3 fût regardé comme trop favorable au Piémont; il offrait d’en venir plutôt à un système de concessions réciproques, larges et sérieuses.
Je passe sur les vicissitudes que traversèrent ces négociations , qui durèrent depuis le mois de juillet jusqu’à la lin de septembre; pendant ce temps notre habile négociateur parvint à décider le négociateur français à accepter les bases que nous proposions. Celles-ci consistaient, de notre côté, à offrir à la France des réductions de droits sur cinquante-huit articles qui constituent la plus grande partie de l'importation française dans le royaume; les articles énoncés dans le traité de 1813, ceux mémo que contient le traité d’aujourd'hui , sont bien moins nombreux, et nous avons dû, faute de concessions correspectives, retirer plusieurs de celles que nous offrions, ce que je prie la Chambre d'observer. Il en a été ainsi, par exemple, pour les tissus de soie et de laine, poulies produits chimiques, le fer ouvré et d'autres produits sur lesquels notre négociateur offrait de larges réductions; pour eorrospeclif, il demandait en premier lieu et