M. Deprctis
bU COMTE DE CAVOUh.
nels peuvent n’être qu’une dérision,. un moyen de gouverner avec plus de facilité. Ainsi, nos professions de " ♦ ' nationales ne seraient qu’un artifice politique. Il n’est pas d’accusation, Messieurs, qui puisse nous être plus douloureuse. Je pourrais, pour la repousser, rappeler tous les actes de notre vie publique ; je pourrais invoquer le témoignage de la presse européenne tout entière; mais je ne veux parler que de celui que nous rendent les journaux officiels publiés au delà du Tessin, à Vérone, à Vienne. Que la Chambre voie comment ce journalisme juge la politique du ministère piémontais; qu’elle observe les sentiments que nous excitons en lui, et qu’elle décide ensuite de la valeur de l'allégation qu’on nous jette.
Non, Messieurs, en présence du ressentiment profond que notre manière d’agir inspire à Vérone et à Vienne, en présence des colères que nous soulevons, j’ai la con-* fiance que quiconque ici tient pour la politique natio- * nale se gardera d’émettre un vote qui serait interprété contre le pays, un vote auquel applaudiraient ceux qui ne comptent, j’en suis certain, pas un ami, pas un partisan dans celle Assemblée italienne. (Applaudissements.)
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