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'*. Arias. — .1 mémorial adressed f<> his catholic Majesty Philip the
Aussi, à la lin du siècle dernier, la cartographie de cette côte N.-E. était-elle tout à fait rudimentaire et embrouillée.
De Brosses fait descendre sur sa carte les découvertes espagnoles beaucoup trop au Sud1. Enfin Dalrymple2 et Fleurieu 3 viennent encore compliquer la question en ajoutant, à l'Est des découvertes espagnoles, les nouvelles terres vues par le navire bollandais Geelvink, en
Third, king of Spain, by Doctor Juan Arias, respecting the exploration, colonisation and conversion «fila- Southern Land. Dans Major : Early Voyages ta Terra Australis. London, L859, pp. 1-30; déjà publié en 1773 par Dalrymple.
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1. De Brosses.— Histoire des navigations aux Terres Australes. Paris,
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2. Dalrymple. - .1/' historial collection... London, 1770, p. 70.
3. Fleurieu. — Découvertes des Français en 1768 et 69 dans le Sud- Est de la Nouvelle-Guinée. Paris, 1790, carte X.
1705, dont le voyage à cette époque n'était connu que par le* renseignements vagues de Nicolas Struyck '.
Les Français furent les premiers qui eurent l'honneur de débrouiller l'hydrographie de cette région au cours d'un voyage entrepris pour rechercher les traces deLapérouse. Celle expédition, composée de deux navires, ['Espérance el la Recherche, était commandée par un habile ei intrépide marin, le contre-amiralD'Entrecasteaux.
On n'a qu'à comparer le premier croquis que nous donnons d'après Fleurieu avec celui dressé d'après Beautemps-Beaupré,pour constater les immenses progrès que ce voyage lit faire à l'hydrographie de cette région.
Voyage de D'Entrecasteaux juin L793
Ce n'es! que le 25 juin 1793, que les frégates françaises arrivèrent dans le voisinage de la côte Nord-Est
1. Nicolas Struyck. — Vervolg van Beschryving der Staarsterren... Amsterdam, L753, p. 163 e1 suivantes. Analysé dans De Brosses, Terres Australes, vol. I. p. 't-'il et suivantes.
P. A. Leupe i-i J. M . Obreen. — Geschied-en zeevaartkundige toelichting betreffende eene kaart van Geelvinksbaai. L886. Cette carte du voyage de Jacob Weyland se composede deux feuilles de 71 centimètres sur 51.
Het rapport van II. Zwaardecron en C. Chasteleijn, betreffende de reis naar S. Guinea in 1705 ondernommen door Sac. Weyland. Medegcdeeld door A. Haga, Kolonel.
Tijdschr.voorlnd.TaaLLand en Volkenkunde,XXX, 1885, pp. 235-258.
2. Voyage de D'Entrecasteaux envoyé à lu recherche de La Pérouse,
de la Nouvelle-Guinée, qui nous occupe en ce moment.
Dans l'après-midi on revit encore pendant quelque temps l'île Riche1 qui avait été découverte le 24, mais elle disparut rapidement à l'horizon.
Tout le reste de la journée les frégates naviguèrent à L'O.-N.-O., sans apercevoir aucune terre; le temps était assez beau, cependant l'horizon était embrumé, ce qui empêchait de distinguer les côtes situées à une grande distance; au coucher du soleil on crut apercevoir une terre dans l'O.-S.-O.
Le 26 juin, le temps était très sombre et l'on ne voyait plus la terre découverte la veille ; D'Entrecasteaux lit gouverner de façon à s'en rapprocher.
Peu à peu on découvrit les montagnes de la Nouvelle- Guinée dans le N.-O. ; comme pendant la nuit les frégates avaient été portées dans le Nord par les courants et comme on ne revoyait aucun des points dont on avait eu connaissance la veille au coucher du soleil, on lit route vers le Sud, pour se rapprocher des terres qui son! dans le N.-O. de l'île Riche. A 11 heures et demie le
publié par ordre <!<■ Sa Majesté l'Empereur ri Roi. Rédigé par Rossel, ancien capitaine de vaisseau. Paris, Imprimerie impériale, 1808, 2 vol. in-i et un atlas : vol. I. pp. 428-432.
Relation </" voyage << lu recherche de Lu Pérouse, fait par ordre de l'Assemblée constituante pendant les années /;.'//. 1792, ri pendant lu !'••■ ri lu :'<- an ncr ilr lu République française, par le citoyen Labillardière. Paris, .ni VIII '!'• la République française, ± vol. in- V. cl un atlas : vol. II. p. 283.
1. Riche el i pas Richie, comme l'écrit Moresby. Riche étail naturaliste à bord de ['Espérance. Moresby constata que ce que D'Entrecasteaux avail pris pour une île, n'était qu'un promontoire do la terre ferme, qu'il nomme cap Ward Hunt. Moresby. Discoveries and surveys. London, 1876, p. 275.
temps commença à s'éclaircir, on aperçut une côte
basse au N.-E. et un cap assez élevé au S. -O. D'après les observations faites ce jour-là, on constata que les coulants portaient vers le Nord et que par suite il n'y avait aucune ouverture à l'Ouest et que les eaux poussées par les vents du S.-E. s'accumulent sur les côtes de la Nouvelle-Guinée et prennent leur écoulement le long du cap Roi Guillaume.
Cette conjecture fut confirmée parla vue des terres élevées qu'on aperçut dans l'après-midi et dont on était entouré depuis le N.-E. jusqu'au S.-O. en passant par
le Nord.
On ne put pas voie foutes ces terres au même instant, mais on les découvril successivement dans les intervalles où les nuages s'étaient dissipés. On distinguait en avant de ces montagnes, les (dus hautes que les membres de l'expédition eussent encore vues, des terres de moyenne élévation, dont quelques-unes pouvaient appartenir à des îles situées près de la côte; pendant toute la soirée on gouverna à l'E.-S.-E. pour tâcher de sortir du golfe dans lequel les frégates s'étaient avancées.
Dans la matinée du "21 juin, le temps fut sombre et pluvieux, on resta en panne pour attendre que l'on pût distinguer les objets. Vers midi le soleil se montra, et le temps, quoique assez beau, ne laissait apercevoir que quelques parties du sommet des montagnes, mais on distinguait aisément, de l'avant, des terres moins élevées, qui s'étendaient jusqu'au S. -S.-E. à perte de vue. On vil en dedans de la pointe méridionale du golfe
Huon ', qui fut appel*'" Longuerue2, un groupe d'iles peu élevées, près desquelles les frégates, furent retenues par le calme. Les terres qu'on voyait dans le Sud, dit Rossel, devaient tenir à celles qui sont à l'Ouest de l'île Riche et paraissent former la partie orientale de la Nouvelle-Guinée. Ainsi D'Entrecasteaux fut le premier à constater ([ne la Louisiane, découverte par de Bougainville \ est un archipel situé au S.-E. de la Nouvelle-Guinée.
Dans la matinée du 28 juin le temps était si sombre que l'on ne vit pas la terre. A 11 heures et demie, le soleil parut, mais la terre resta cachée dans les nuages; à midi on était à 8 lieues el demie dans le S.-S.-E. du cap Crétin v.
Ce fut un très beau spectacle, dit Rossel dans sa relation, que de se voir entouré des montagnes qui forment divers étages et dont les plus hautes se perdent dans les nues, mais ce spectacle doit être fort rare. Des montagnes si prodigieusement élevées doivent retenir les nuages et en être presque toujours enveloppées; aussi a-t-on éprouvé dans ce golfe beaucoup de pi nies et de fréquents
oraeres.
Dans l'après-midi, les frégates se rapprochèrent de trois petites îles liasses situées à une lieue deux tiers du
cap Crétin .
Le 29 au jour, on releva le cap du Roi Guillaume.