SCÈNE XIV
LÉAINDRE, COLETTE.
LÉANDRE
Comment donc , ma cousine ! vous , àCylhère?
Air : Qui veut se mettre en ménage. n.° 844. J'en suis moi-même (5lonnée , Etjenesais pas pourquoi Les Amours m'ont amenée Dans cette isle, malgrémoi.
Fort sujets à se méprendre , Ont-ils cru , ces petits fous , Qu'on ne pouvoit se défendre D'un amant fait comme vous ?
LÉANDRE
Us auroient tort ; et ils n'ont pas effectivement raison , de vouloir que vous paroissiez àleur revue, vous qui n'êtes sensible aux soupirs d'aucun amant , et qui voyez sans pitié jusqu'à voire cousin mourir d'amour pour vous.
COLETTE
De grâce, Léandre , ne me parlez plus sur ce ton-là.
liÉANDRE.
Air ; De mon pot , je vous en réponds, n.* 897. Quoi ! sans cesse à mon ardeur Opposer la rigueur !
Le Sage. Tome XK. 24
Oyo liES AMOURS
COLETTE
Vous me verrez toujours la même.
Si vous voulez que je vous aime.
D'amitié, je vous en réponds;
Mais pour d'amour, non, non.
L,É ANDRE
Ah ! c'en est trop , cruelle ! vous me poussez à bout. Hé bien !....
Air ; Vous me Vapez dit , soupenez-vous-cn. n." 33r Voire ordre est exécuté :
Je reprends ma liberté.
Je ne suis dans ce moment, Puisqu'il ne faut plus être votre amant,. Je ne suis dans ce moment Que votre ami seulement.
COIiETTE.
J'en suis ravie.
L É A N D R E , vivement.
Nonj que votre ami, au pied de la lettre.
COLETTE
A-la-bonne-lieure.
LÉANDRE, a use agitation.
J'ai déjà gagné sur moi de n'avoir plus pour vous qu'une simple, qu'une tranquille amitié.
COLETTE
C'est fort bien fait.
LEANDRE
Je ferai encore mieux -, je vais porter à une aulre la tendresse que j'avois pour vous.
COLETTE
A VOUS permis.
DEGUISES. Ô7I