‹ ŒuvresChapitre 162 sur 229 · T.É ANDRE · texte numérisé non relu

T.É ANDRE

Air : Nanon dormait sur la verte J^ov gère. 11. <> 89. De mon amour Vous liiompliez, Colette j Et, dès ce jour.

De la jeune Lisette Je deviendrai Tamaut.

COLETTE, saisie.

J'cnai,.-- j'en ai,. . j'en ai bien du plaisir vraiment. LÉ AN DRE.

Adieu ; je vais chercher mes nouvelles amours.

Il fait trois ou quatre pas j comme pour s^ en aller.

COLETTE

Bon voyage!... {Elle rêve un moment, et appelle Liéandre.) Mais attendez j Léandre, attendez.

LÉ AN DRE, revenant.

Me voici.

COLETTE

Cela ne doit pointvous empêcher d'être mon ami.

LÉANDRE

Vraiment, non. Je n'ai pas dessein de cesser de l'être.

// fait encore cjnelques pas , comme pour se retirer.

COLETTE, après avoir rêvé, le rappelle encore^ Mon cousin ' Encore un mot.

LÉANDRE, froidement.

Que vous plaît-il?

072 liES AMOUTIS

COLETTE, troublée.

Je ne sais plus ce que je voulois vous dire..... Ha ! voici ce que c'est. Promettez-moi que vous serez toujours plus attaché à Colette par votre amitié , qu'à Lisette par votre amour. Je vous demande cela, au-moins.

LÉANDRE

Vous exigez de moi une chose impossible. L'amour est une passion impérieuse, qui veut occuper la première place.

COLETTE

Air: T^ous rn'entenLi^z bien ? n." 148. Puisque vous le prenez par-là, Mon coufin , ColeUe fera

Ce qu'il faut qu'elle fasse...

Hé bien ?

COLETTE

Pour avoir celle place. ..

\'ous m'enlendcz bien.

L É A N D R E , lui baisant la main. Ah ! ma chère Colette , vous l'avez toujours eue . et vous ne la perdrez jamais.

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