SCÈNE IX
AMULAKI, ALMAJNZIINE, PIERROT.
AMUIiAKI.
Vous êtes trop modeste , Almanzine.
Air : Quand Iris prend plaisir à hnire, n." "i^S. A vos yeux rien n'est comparable j Est-il un objet plus aimable ?
Les amours volent sur vos pas.
ALMANZINE.
Le beau garçon qui vous doit la naissance ,
Juge autrement de mes appas.
Si je l'en crois, je ne dois pas Compter beaucoup ( bis ) sur leur puissance.
ET ALMANZINE. 4oi
AML LAKI.
Bon ! C'eslbien à mon fils quïl faut s'en rapporter là-dessus.
Air : Ah ! vraiment ^ je rrCy connais bien. n.° 34. Non , non, il ne s'y connoît guère.
PIERROT
L'œil de son vieux routier de père Est plus connoisseur que le sien.
AMULAKI.
^1 ! vraiment, je m'y connois bien.
Venez donc que je vous conduise au sérail; et souvenez-vous toujours que vous représentez Ja hlle d'un grand-vizir.
ALMANZINE, fièrement.
Ne craignezrien; je n'aipas été moins bien élevée
que votre fille.
Air : Que de bourgeois viennent à Vapentiire l n." 45y. Je souliendratfort bien son personnage , Par mon maintien comme par mon langage j Mais Je n'aurai pas l'avantage D'en offrir tous les attraits.
PIERROT
Des attraits ! Vous en avez plus qu'il n'en faut pour emhrelucoquerle grand-seigneur; je suissûr qu'en voys voyant , il va s'écrier :
Ah ! mon dieu I quelle joli' fille L'on m'amène ici!
u4inulakl emmène ^llmanzine au sérail.
Le Sage, Tome XJ^, 26
4oa ACHMET