‹ ŒuvresChapitre 188 sur 229 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ALMANZINE, PIERROT , SOLIMAN.

SOLIMAN

Venez, ma sultane , je vais vous conduire au bout de la galerie de votre appartement ; vous verrez dubalcon le diverlissemeul que j'ai ordonné. ( Apercevant Pierrot.) Ha ! voiià doue la nourrice d'Atalide.

( Pierrot lui fait une profonde répérence. )

AliMANZINE.

Oui , seigneur ; elle vous allendoil pour vous

436 ACHMET

remercier de la bonté que vous avez de la souËPrir auprès de sa maîtresse.

SOLIMAN

Air : SI vous avez par ha zard. n.» 475. Mais comment! celte dondon Est fraîche comme un gardon !

PIERROT

Seigneur, vous voulez rire. SOLIMAN.

Elle a fort bonne façon.

PIERROT

Cela TOUS plaît à dire.

Oh ! ma foi , mon temps est passé ! Mais il falloit me voir quand je donnois le téton à la fille de votre grand-vizir.

Air : Quitte fa houlette. n.° 42g.

J'e'tois grassouillette :

J'avois lapeau blanchelte j

J'étois grassouillette, J'étois un ortolan :

Une tamponne , Une friponne , D'humeur boufFonne, Une maman , Digne d'amuser un sultan.

SOLIMAN

Tous en avez encore de beaux restes , la nourrice. ( ^ Ahnanzme y lui donnant la /Tzai/z.) Elle est gaillarde , elle vous réjouira.

Nous comptons bien là-dessus.

JET AliMANZINE. 437

Page 1