SCÈNE XI
SOLIMAN, ALMANZINE, PIERROT,
sur le balcon, ARLEQUIN, TROUPE DE PÊCHEURS ET DE PÊCHEUSES
sur le rivage.
( On danse. ) VAUDEVILLE.
Air de M. Gillier. n.» 476.
Premier couplet.
Qu'on TOUS présente une liqueur D'un goût piquant , d'un goût flatteur, La malepeste !
Zeste, zeste, zeste , Dans le moment , Vous sablez cela très-gaimeul :
Si la boisson est insipide, Qu'elle se vide
Lentement!
Oh ! vraiment voire !
C'est la mer à boire.
Deuxième couplet.
Dans la ville rencontrez-vous Un jeune objet, galant et doux!
La malepeste!
Zeste , zeste , zeste.
Dans le moment, Vous sablez cela tri^s-gaiment :
ET AliMANZINE.
Mais si la belle est du village , Qu'elle s'engage Lentement!
Oh ! vraiment , voifeî C'est la mer à boire.
Troisième couplet.
Si vous avez quelque procès.
Payez très-grassement les frais, La malepeste!
Zeste, zeste, zeste.
Dans le moment, Vous sablez cela très-gaimenl ?
Mais, sans argent, dame justice Fait son office
Lentement , Oh! vraiment, voire î C'est la mer à boire.
Quatrième couplet.
Cajolez , après un festin , Le tendron qui chérit le vin , La malepeste !
Zeste, zeste , zeste :
Dans le moment.
Vous sablez cela très-gaiment :
Mais avant la table , silence. L'amour avance Lentement, Oh! vraiment, voire!
C'est la mer à boire.
Cinquième couplet.
Lorsque l'hymen , jeunes maris , De vos feux vous livre le pris,
à'iO ACHMET
La malepcste !
Zeste, zeste, zeste.
Dans le moment, Vous sablez cela très-gaiment :
Mais, vieux époux , que votre flâme Réchauffe une âme
Lentement!
Oh ! vraiment , voire î C'est la mer à boire.