SCÈNE PREMIERE
ACHMET, ALMANZINE, un mouchoir à la main.
ACHMET
È^vc :!!' autre nuit y aperçus en songe. n." l66. Ah! que vencz-\ousde m'apprendre!
Le sultan , pressé de ses feux , Dès cette nuit veut être heureux?
ALMANZINE.
En vain je voudrois me de'fendre j 11 croira me faire sa cour.
En se livrant à son amour.
ACHMET
L'horrible conjoncture î
ALMANZINE.
Comme j'ai flatté sa passion , sa délicatesse ne se fera point scrupule de vaincre ma résistance pnr la force.
442 ACHMET
ACHMET
C^en est fait, vous allez combler ses vœux !
AliMANZIJSE.
Air: L'autre jour Climène. n.' 477.
Ce soupçon m'ofFcnsc , Sachez que j'ai dessein De me percer le sein.
S'il me fait -violence :
Je perdrai plutôt le jour , Que de trahir notre amour.
ACHMET
Air : 1] amour est ma maladie. n.»478. A votre dessein funeste Mon désespoir applaudit.
C'est le seul parti qui reste A l'amour qui nous unit.
De'livrons-nous d'esclavage j A Soliman faisons voir Que nous avons un courage Qui surpasse son pouvoir.
AEMANZINE.
Air : Contre un engagement, n.* 479. Quand mon cœur se promet Des jours dignes d'envie.
Faut-il donc , cher Achmet , Que j e vous sois ravie !
Dieux ! quelle tyrannie !
\ O sort trop inconstant f
Le bonheur de ma vie n'a duré qu'un instant.
ET ALMANZINE. 445