SOLIMAN, ALI, PIERROT, ZERBIN
ZERBIN
La ronde \'ient d'arrêter, sur le rivage, un pêcheur conduisant deux femmes du sérail qui se sauvoient.
PIERROT, àpart.
Ah ! me voilà flambé !
SOLIMAN
Que me dis-tu , Zerbin ?
Qu'entends-je !
ZERBIN
On a détaché un homme pour venir annoncer ici cette nouvelle.
ALI
C'est Almanzine et Atalide.
SOLIMAK.
Quelle audace ! ( Se tournant vers Pierrot. ) Malheureuse , tu m'as fait un faux rapport !
PIERROT, se troublant.
Non, je vous jure, foi d'honnête femme j
mais c'est qu'apparemment.,.. Oui-dà.... Quelque
pêcheur les aura secourues Ce n'est pas ma
^uie.
ET AliMANZINE. 457
AL.I, au sultan* Voyez comme elle se trouble.
PIERROT
Air : Je ne suis pas assez beau, n.** 284. Les voyant flotter sur l'eau ,
Ho! ho!
Le pêcheur, en diligence, Leur a mené' son bateau.
ALI, se moquant.
Ho! ho!
Mais j'y vois de l'apparence.
Leur panier a tant de circonférence , Qu'il leur peut fort bien , je pense,° Avoir servi de radeau.