PIERROT ET ALI
Ho ! ho ! ho !
ALI, au sultan.
Donnez-vous dans ce panneau?
SOLIMAN
La scélérate ! Tu vas recevoir le di^ne salaire de ta fourberie !
PIERROT, se jetant aux pieds de Soliman.
Air ; Nanari dormoil. n.° 89.
Pardonnez-moi !
Seigneur, je suis coupable;
Mais , par ma foi.
Je suis bien excusable.
Je vais de bout en bout.
Je vais ( ter) vous informer de tout.
SOLIMAN
Hé bien ! parle j mais sois sincère, si in veux cxciler ma pitié.
458 AGHMET
PIERROT, précipitamment.
Vous saurez donc que ce malin, lorsqu'on a amené Almanzine chez le grand-visir, Achmct son fils s'est d'abord amouraché d'elle, et elle de lui,
SOLIMAN
Ah ! voilà donc la cause de sa résistance !
PIERROT
Amulaki est venu vous la présenter. Achmet, ne pouvant se passer de la voir, et sachant que le vizir n'éloit pas bien aise qu'Atalide fût ici, s'est servi de l'occasion pour faire consentir son père à une ruse qui lui est venue dans l'esprit.
A El.
Fort bien.
PIERROT
Le galant, voyant qu'on ne laisse entrer dans le sérail que des femelles, a pris le parti de....
SOLIMAN, V interrompant.
Je l'entends. Il a pris le parti de t'étivoycr pour disposer l'enlèvement.
PIERROT
Mais, seigneur, je veux vous dire qu'il a pris le parti de —
SOLIMAN, V interrompant encore.
C'est assez î retire-loi d'ici.
Pierrot se retire y Soliman fait quelques pas en rêvant. Ali et Zerbin sont dans l'attente de la
ET ALMANZINE. 469
résolution qu'il va prendre. Il sort de sa rêuej'iej et dit à Zerbin :
Zerbln , va porler mes ordres à l'Aga- Dis-lui qu'il se rende avec irenle janissaires chez Amulaki, et qu'il m'amène loul- à-l'heure ce vizir et son fils.