‹ ŒuvresChapitre 201 sur 229 · SOLIMAN, ALI, ATALIDE · texte numérisé non relu

SOLIMAN, ALI, ATALIDE

sous les habits cVyichmet.

SOLIMAN

Je te l'ai dit, Ali. Voici Achmet. Reconnois l'injustice de tes soupçons.

ET AliMANZINE. 4G5

Pendant que SoUnian parle à AU, Atalide se

prosterne en entrant , et le sultan ne jette les yeux

sur elle que quand elle est courbée. Il lui adresse

la parole.

Air : Je ne i^eii.r point sortir de mon capeau. n." 490. Remettcz-voMS, banissez la terreur; Heureux Arlimet, que rien ne vous chagrine. Rîmettez-vous , banissez la terreur ; Je ne suis plus contre vous en fureur. Loin de vouloir traverser votre ardeur.

Je vous fais don moi-même d'AImanzine ; Loin de vouloir traverser votre ardeur, Vous nie devrez votre bonheur.

(// la relève en achevant le couplet.)

ATALIDE

Air : Attendez à demain au soir. n.° 16. Dans l'erreur mon habit vous met,

Je ne suis point Achmet. (t'is)

Et vous voyez en moi, seigneur,

Atalide sa sœur. ( bis )

En même-temps elle ôte son turban , et laisse tomber sur ses épaules ses longs cheveux.

SOLIMAN

Dieux ! quelle est ma surprise !

ALI

En voici bien d'une autre.

SOLIMAN

Vous êtes la fille d'Amulaki ?

ATALIDE

Elle-même. Ne me demandez point pourquoi je suis aiusi travestie.

464 ACHMET

Air : Vous quî, vous moquez par vos ris. n.' yS. D'Achmet j'ai pris l'habillement

Par ordre de mon pt're : De mes habits pareillement

S'est revêtu mon frc re. ,

De ce double déguisement J'ignore le mystère.

Alil, au sultan qui rêve profondément.

Hé bien 1 seigneur, me suis-je trompé dans mes soupçons ? Vous n'en pouvez plus douter. Le vizir est l'auteur, ou du-moins le complice du crime de son fils. Rien ne doit plus vous parler pour eux.

SOLIMAN

Air : Le seiqneur turc a raison, n." 49^* Mon trouble, dans ce moment,

Est inconcevable.

Quel étrange mouvement !

ALI , « part.

Leur perte est inévitable.

SOLIMAN

Ali!...

ALI, à part.

Je les tiens pour morts.

SOLIMAN

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