SOLIMAN, ALI, ATALIDE
sous les habits cVyichmet.
SOLIMAN
Je te l'ai dit, Ali. Voici Achmet. Reconnois l'injustice de tes soupçons.
ET AliMANZINE. 4G5
Pendant que SoUnian parle à AU, Atalide se
prosterne en entrant , et le sultan ne jette les yeux
sur elle que quand elle est courbée. Il lui adresse
la parole.
Air : Je ne i^eii.r point sortir de mon capeau. n." 490. Remettcz-voMS, banissez la terreur; Heureux Arlimet, que rien ne vous chagrine. Rîmettez-vous , banissez la terreur ; Je ne suis plus contre vous en fureur. Loin de vouloir traverser votre ardeur.
Je vous fais don moi-même d'AImanzine ; Loin de vouloir traverser votre ardeur, Vous nie devrez votre bonheur.
(// la relève en achevant le couplet.)
ATALIDE
Air : Attendez à demain au soir. n.° 16. Dans l'erreur mon habit vous met,
Je ne suis point Achmet. (t'is)
Et vous voyez en moi, seigneur,
Atalide sa sœur. ( bis )
En même-temps elle ôte son turban , et laisse tomber sur ses épaules ses longs cheveux.
SOLIMAN
Dieux ! quelle est ma surprise !
ALI
En voici bien d'une autre.
SOLIMAN
Vous êtes la fille d'Amulaki ?
ATALIDE
Elle-même. Ne me demandez point pourquoi je suis aiusi travestie.
464 ACHMET
Air : Vous quî, vous moquez par vos ris. n.' yS. D'Achmet j'ai pris l'habillement
Par ordre de mon pt're : De mes habits pareillement
S'est revêtu mon frc re. ,
De ce double déguisement J'ignore le mystère.
Alil, au sultan qui rêve profondément.
Hé bien 1 seigneur, me suis-je trompé dans mes soupçons ? Vous n'en pouvez plus douter. Le vizir est l'auteur, ou du-moins le complice du crime de son fils. Rien ne doit plus vous parler pour eux.
SOLIMAN
Air : Le seiqneur turc a raison, n." 49^* Mon trouble, dans ce moment,
Est inconcevable.
Quel étrange mouvement !
ALI , « part.
Leur perte est inévitable.
SOLIMAN
Ali!...
ALI, à part.
Je les tiens pour morts.
SOLIMAN