SCÈNE V
COLIN, CLAUDIINE.
COLIN
Air: Tonliumeur est Catherine, n." 144» Oui , nous voici, ma Claudeine, Dans l'île du dieu d'Amour :
Et je sens que ma poilreine Déviant plus chaude qu'un four.
CLAUDINE
Je me sens itout de même ; Comme toi, Colin, je bous :
Il m'est avis que je t'aime Ici plus fort que cheux nous.
COLIN
C'est le tarroir qui fait ça.
Air : I^es Feuillantines, n." 114.
Foin du procureux fiscal
Mon rival , Qui nous bâille tant de mal .'
6o liE RÉMOULEUR
Ton père est-il fou de prendre Ce vieux co , ce vieux coquin pour son gendre?
CLAUDINE
Air : Tian , morgue , flan, si tu sapois. n. ° Syg. Pourquoi veut-il me douner Ce bon-homme qui radote?
On ne peut l'en détourner.
COLIN
Que diantre aussi , c'est ta faute !
Tian, morgue, tian, si tu voulois.
Tous deux tu les attraperoisj Mais tu fais trop la sotte.
CLAUDINE
Air : Ah ! voyez donc , ah i voyez donc? n." 38o. Colin , de suivre ta leçon ,
Je ne suis pas si folle , J'y veux un peu plus de façon.
Ah! voyez donc, (iw)
Comme il s'y prend , le drôle !
COLIN
Air : Répeillez-'Vous , belle endormie, n.' 12. Ah ! voici le dieu de Cythère!
De tout ce qu'il conseillera , Ne faut pas aller au contraire.
CLAUDINE
Mais c'est suivant ce qu'il dira.