COLIN, CLAUDINE, L'AMOUR
COLIN, saluant V Amour.
Air : Voulez-poiis savoir qui des deux ? n." i3. Votre valet, moasieu l'Amoiic.
d'amour. 6i
Qui peut vous conduire à ma cour?
COLIN
C'est pour vous dire notre peine.
Un barbon avec ses ducats , Voudroil me dénicher Claudcine.
Tirez-nous de ce mauvais pas.
CLAUDINE
Air : IjO Ceinture, r." IIO.
Mettez fin à notre tourment , Aimable dieu de la tendresse:
Délivrez-nous de cet amantj Otez-lui le trait qui le blesse.
l'amour.
Je v?ns lui décocher une flèche plus puissante. Air : L\>nguent miton-miiaine, n.° 38i. Belle, calmez votre effroi.
Pour subir une autre loi , Il va quitter la vôtre.
COLIN
C'est fort bian dit , par ma foi ; Car un clou chasse l'autre.
CLAUDINE, faisant la révérence.
Que je vous sommes obligés! ,
COLIN, à Claudine.
Air : Morgue l je faime , Bastienne. n." 382. Tatigué! que j'ai, Claudeine,
Le cœur joyeux; Boule ta main dans la mienne :
Nargue du vieux!
Pour moi , je sis dans mes biaux ans j Par-là morgue ! combien d'enfants J'aurons tous deux !
J'aurous tous deux !
( Ils saluent V Amour , et s'en vont. )