SCÈNE II
HERSILIE, SABINETTE, ROMULUS.
ROMUIiUS.
Hé bien , ma princesse , ne vous lasserez-vous jamais de voir couler mes larmes?
Air : Le beau berger Tirets, n.» oy.
Le souci jaunissant,
La pâle violette, Sont des fleurs qui ront naissant Des pleurs que Romulus jette.
Ah! petite brunette,
Plaignez le mal qu'il sent!
SABINETTE.
Air : Ah ! Phaéton , esf-il possible ? n.» SqS. Ah ! Romulus , est-il possible
Que vous soyez sensible
Dans le goût des nigauJs ?
Ah! Romulus, est-il possible Que vous fassiez dés madrigaux ?
ROMULUS
Air : Vous y perdez vos pas , Nicolas, n." 220. Adorable princesse, "Calmez votre co«rrôux ; Ecoutez ma tendreté :
Je vous eu prie à genoux.
HERSILIE
Vous y perdez , vos pas, Nicolas, Sont tous pas perdus pour vous.
ROMULUS
Que n'ai-je point fait pour vous attendrir? SABINETTE, déclamant.
Il falloit, Romulus, dans vos tendres malheurs, Moritref pbus de vertus , et perdre moins de jjteurt. '
HERSILIE
Elle a raison. Est-ce j>ai' le rapt qu'on mérite ralliance des rois?
ROMULUS
Mais, madame, nous avons commeticé par la civilité , en nous établissant dans le voisijiiij^e des Sabins. INeleuravons-nouspas fait demander leurs filles eu mariage par<ie bons bourgeois de Rome? Que nous a-l-ou répondu?
( En déclamant. )
Qu'ils ouvrent un asile à des femmes perdues : A de pareils époux ces épouses sont dues.
Qu'ils aillent se marier dans la rue Froraenteau.
Oli! dame! cela se peut-il souffrir, par des gens
sur-tout
(JËn déclamant.)
Qui sont sûrs de trouver toujours, dans leurs projets, Les dieux pour alliés , et les rois pour sujets ?
SABINETTE.
Air: O reguingué ^ ô lonlanla. B.° 4. Romulus est tantôt GaacoQ, Et tantôt il est Céladon , O reguingué , ô lonlanla.
Se peut-il qu'un si grand courage Loge dans un amant si sage?
HERSIL.IE, soupirant.
Ahi!
ROMULUS
Air ; Quand la mer muge apparut, n.* 864. Ehî prenez-moi pour e'poux,
Je vous en convie !
Je suis un parti pour vous.
Charmante Hersilie.
Vous ne pouvez faire mieux :
Mon père est au rang des dieux ;
Je suis gen , gen , gen ,
Je suis til, lil, til,
Je suis gen , je sais \\\y
Je suis gentilhomme.
Et premier de Piome.
HERSIÏilE.
Que voire tendresse est fatii'anie !
^b PIERROT
ROMULUS
Air: Jardinier^ ne vois-tu pas. n." yS, Changez , madame , en ce jour ,
Mon destin déplorable; ^
Hélas! un peu de retour!
HERSILIE
Allez avec votre amour
Au diable, au diable, au diable.
ROMUIiUS.
Que je suis malheureux!
pERSliiiE , sortant avec Sabinette , et déclamant.
plens , suis-moi. Je succombe à mon m,ortel ennui. Ma chère, en V outrageant , f ai souffert plus que lui.