‹ ŒuvresChapitre 57 sur 229 · LELIO, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

LELIO, ARLEQUIN

ARLEQUIN

Le joli garçon ! Quoi ! vous pouvez vous résoudre à prendre un habit de coquin ?

liÉLIO.

Ne vas-tu pas encore moraliser ?

DE l'amour. i5i

ARLEQUIN

Le moyen de s'en empêcher! Quelle honie de vouloir épouser une pareille crcalure !

LÉLIO

Tli ne veux donc pas finir?

ARLEQLIN.

Vous ferez mourir voire bon-homme de père.

LÉLIO

Encore ?

ARLEQUIN

Toute la cour de Naples , instruite de votre

«cjuipée

LÉLIO, tirant son épée.

C'en est trop, maraud. 11 faut que je me délivre d'un censeur importun.

ARLEQUIN, se jetant à genoux.

Pardon , seigneur ! Ne voyez-vous pas que c^est pour rire? Je voulois éprouver votre tidelité pour l'Egyptienne.

LÉLIO, renga in ant.

Tu fais Lien de le prendre sur ce ton-là.

ARLEQUIN

Ma foi , cette fiUe-là est adorable. Vous n'en sauriez trop faire pour elle.

LÉLIO, soupirant.

Ahi!

ARLEQUIN

Abandonnez- VOUS à votre passion; faites de petits Egyptiens, et moquez-vous du reste.

l52 LAFORCE

LÉLIO

Ah ! mon pauvre Arlequin ! Au-lieu de m^nsulter par des railleries , ou de m'accabler de reproches , plains-moi plutôt. Eh ! penses-tu que je cède sans remords à la puissance qui me domine ?]Non , mon ami. Il se livre dans mon ame de rudes combats entre la raison et mon amour. ARLEQUIN, attendri.

Vous me fendez le cœur.

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