‹ ŒuvresChapitre 85 sur 229 · L.OLOTTE · texte numérisé non relu

L.OLOTTE

Premièrement , c'est que tout le monde au logis m'appelle petite fille.

LA FÉE

Quelle injure !

LOLOTTE

Quand il y a de la compagnie chez nous , dès que

je veux parler, on me dit d'abord : Taisez-vous, petite fille.

IjA fée.

Cela est malhonnête.

LOLOTTE

Quand ma mère et ma sœur vont en visite , elles nie disent, en sortant : Soyez bien sage, petite fille.

liA FÉE.

C'est à elles qu'il faudroit dire cela.

liOIiOTTE.

Et puis le soir, quand elles sont revenues, elles grondent ma mie : Comment donc, Françoise? voilà Lolotle ! Celte petite fille-là n^est pas encore couchée ?

LA FÉE

Ouais ! Voilà une mère et une sœur qui vous persécutent bien.

LOIiOTTE.

Vraiment, vous n''y êtes pas ! Il vient chez nous de jolis messieurs ; et quand ils veulent me parler, ma sœur aussitôt les tire par le bras, en leur disant : En vérité, vous êtes plus enfant qu'elle. Laissez là cette petite morveuse.

LA FÉE

Ces messieurs , sans doute , font les doux yeux à mademoiselle Angélique?

LOLOTTE. I

Et à ma mère aussi.

liA FÉE.

C'est le droit de mère.

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