‹ ŒuvresChapitre 96 sur 229 · L.A FÉE · texte numérisé non relu

L.A FÉE

Quoi ! tu ne serois pas bien aise d'avoir la mémoire ornée d'une infinité de choses curieuses? ARLEQUIN.

A quoi cela sert-il?

LA FÉE

A faire briller un homme dans les cafésj à donner des démentis à de faux savants, qui bazardent des citations et des époques. On diroit de toi : C'est un puits d'érudition !

ARLEQUIN

Un puits d'eau toute claire.

LA FÉE

A quoi veux-tu donc te déterminer?

ARLEQUIN, montrant la boutique des richesses. Tenez 5 voilà justement mon ù^awq. Richesses.

LA FÉE

Je vais te présenter à la fée qui les donne. D'tm coup de baguette, elle te rendra maître d'un coffrefort que tu trouveras chez toi en arrivant.

ARLEQUIN

Oui! Mais attendez. Les voleurspourroient vider mon coffre et me couper la ijorge. Cela ne vaut pas le diable ! Je voudrois un fond de richesses qu'on

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ne pût m'eiilever. IN'y auroit-il pas moyen , par exemple, de me donner la vertu... là... de changer en or tout ce que je toucherai?

LA FÉE

Oui-dà. Suis-moi. ( A la fée Argentine. ) Fëe des richesses , accordez à Arlequin le même don que les dieux firent à Midas.

I^a fée Argentine frappe Arlequin de sa baguette. La fée Doyenne dit ensuite à Arlequin:

Va. Tu as obtenu ce que tu désirois. Adieu. J'entends une dispute à deux pas d'ici j je veux voir ce que c'est.

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