PA]S TALON
Ah ! ab ! c'est Arlequin !
DES FJUJiS. i?.2J
VIOLETTE
Quelle bonne renconlre!
ARLEQUIN, se Carrant.
Oui, c'est moi , l'ami. Accolez -nous la boite. Priez-moi de vouloir bien être votre gendre.
PANTALON
Ho ! ho ! Vous êtes devenu bien fier !
ARLEQUIN
Comme un lîomme qui vient d'obtenir un don merveilleux. Tout ce que je touche se change en or.
PANTALON
Qu'entends-je?
VIOLETTE
Que dis-tu , Arlequin?
ARLEQUIN
Oui , ma chère Yiolelle , je le ferai rouler sur les richesses : nous coucherons dans des draps d'or. PANTALON.
Bonne nouvelle !
VIOLETTE
Je vais demander, moi, de pouvoir changer en argent tout ce que je toucherai.
ARLEQUIN
C'est bien dit, ma foi. Nous ferons des enfants de vermeil doré.
PANTALON
Mais avez-vous déjà fait l'éprQuve; de cette vertu ?
Pas encore. Faisons-la tout-à-l'heure. Voire canne a une pomme d'argent, je n'ai qu'à la toucher. ( // touche y et elle devient or. )
PANTALON
Ah ! le bel or ! Quel prodige ! Mon gendre , que je vous embrasse.
ylrlequin y en l'embrassant y lui met la main sur le nez , qui devient un nez d'or.
VIOLETTE, po ussant un grand cri.
Ah ! mon père, vous avez un nez d'or!
PANTALON, se touchant le nez.
Le dial)le t'emporte avec ta vertu. O paveretto mi.
ARLEQUIN, s' approchant de Violette.
Ma belle Violette .... ?
VIOLETTE, fuyant.
Ne m'approche pas ! Ne me touche pas !
ARLEQUIN
Un petit baiser seulement !
VIOLETTE
Tirez , tirez! Point de jeu de main. Je n'ai rien a changer en or.
PANTALON
Miséricorde ! Que vais-je devenir ?
VIOLETTE, à Arlequin.
Plus de mariage.
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ARLEQUIN, d'un air piteux.
Quoi ! tu ne veux plus de moi ?
VIOLETTE
Non , vraiment.
ARLEQUIN, pleurant.
Misérable que je suis ! Je n'ai pas pensé aux conséquences de mon souhait. Le pain et le fromage se convertiront dans ma bouche en or ou en tombac. Hiaouf !
( Ils font tous trois de grands cris. )