‹ [Œuvres]Chapitre 100 sur 402 · ACTE I, SCÈNE TH · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE TH

BASSÂNIO.

Près d'ici, su* la rive, en un palais demeure Une riche héritière. — Elle est belle, et ses yeux Ont pour moi des discours muets et gracieux.

— Son doux nom est Portia. — Sur elle, ce nom brille Non moins que le beau nom de cette illustre fille

Que Caton accorda pour épouse à Brutus Et de qui l'univers admira les vertus.

Pour la voir, si parfaite en tout et si jolie, Tous les princes d'Europe abordent l'Italie; D'Afrique même, hier, il en est venu deux. J'ai voulu, jusqu'ici, concourir avec eux. Mais je suis épuisé par cette forte lutte: Ce soir mes créanciers consommeront ma chute, Et mon roman pourra s'achever en prison.

- Ou'on me soutienne un jour, et j"ai quelque raison lv espoir. — Pour le succès tout me semble pre?

ANTONIO

Ma fortune est en mer: cependant je m'engage vous donner, en or, tout ce que vous voudrez :

-on crédit vous suffit, et vous l'épuiserez.

\llez. informez-vous, empruntez cette somme.

El je signerai tout quand vous aurez votre homme.

BASSANIO

Merci ,

Point de ce mot : je reviens sur le pont Dans peu de temps. — Adieu.

bassanio. seul.

Ma foi! puisqu'il répond De ma dette nouvelle, il faut que je m'assure De Shylock. le vieux juif, passé maître en usure.

Il frappe à la porte: le juif regarde à sa fenêtre avec méfiance par une grille ei lui ouvre ensuite la porte.

us i.e marchand dl venise.

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