ACTE II, SCÈNE VIT
SAMUEL
Quoi! voudriez-vous vous défaire de l'homme? concini.
Non. cela m'empêcherait de savoir où est ma lettre. Mais être aimé de la femme... ou, sinon aimé, du moins préféré... ou quelque chose de semblable... Je connais mes Italiennes... Il y a peu d'amant qui ne trouve le secret du mari sur le chevet ou il l'a laissé , et je rattraperai gaiment ma lettre.
SAMUEL
C'est impossible, monseigneur.
Eh quoi! n'est-ello pas sa femme?
SAMUEL
Oui.
Seule?
Oui.
Pauvre?
Oui.
CONCINI
N'est-il pas sombre et méchant?
SAMUEL
Oui.
concini, étonné et naïvement.
Eh bien?
SAMUEL
Mais elle l'aime.
CONCINI
Bah! il faudra donc le tuer?
SAMUEL
Probablement.
CONCINI
M;:is es-tu sur qu'elle l'aime?
On frappe trois coups à la porte, SAMUEL.
Le voici. Ah! monseigneur, pour tout l'or du tabernacle, je ne voudrais pas qu'il vous trouvât ici; con-
CONCINI
SAMUEL
CONCINI
SAMUEL
sentez à rester un moment dans ce cabinet, où vous puniriez loger deux mois sans être vu. Entrez, entrez, et nous verrez ce que sont ces singuliers jeunes gens. concim, écoutant.
Oh! 0*661 toi, montagnard, c est bien toi! — Je reconnaîtrais son pas entre mille.
11 entre dans le cabinet.
Ouvre-lui quand tu voudras. Je veux voir le loup dans sa tanière.